• 22 avril 1945... l'ultime bataille de Berlin

    22 avril 1945... l'ultime bataille de BerlinLe 22 avril restera une journée qui avait été importante pour Adolf HITLER voici déjà soixante-quatorze ans ! Terré dans son bunker berlinois et alors que tout était déjà perdu pour les nazis le 22 avril 1945, de plus en plus seul après le départ de son dernier quarteron de fidèles (SPEER, GOERING et HIMMLER), le dictateur s'était mis en tête de convaincre la population allemande que leur seule chance de survie à tous était de se défendre jusqu'au bout. Depuis plusieurs semaines, pour les aider à se décider, la propagande de GOEBBELS avait astucieusement mis en avant le risque que les "sous-hommes" venus de l'est puissent se comporter avec les Berlinois comme de véritables animaux féroces avides de chair et de sang. Et pire, qu'ils se rendent même coupables d'atrocités en violant leurs femmes. Au risque d'entraîner, comme ce sera le cas à Wildenhagen, un peu plus au nord du pays, des désarrois au sein de la population, suivis de suicides collectifs permettant à la population de femmes, d'enfants et de vieillards d'échapper à la fin peu enviable que GOEBBELS leur avait prédite. Car les quelques 2,5 millions d'hommes de l'Armée rouge avaient le vent en poupe regagnant la plupart sinon la totalité des territoires qui leur avaient été enlevés par les nazis depuis juin 1941.

    Le reportage qui suit met en évidence, d'un camp à l'autre, ce qui aura prévalu dans cette gigantesque bataille de Berlin dont il restera peu de choses (photo ci-dessus), tant la capitale du Reich avait perdu de son faste d'antan au milieu de ses ruines. Un affrontement qui marquera la fin d'un Troisième Reich qui avait pourtant été créé par Adolf HITLER pour mille ans. En vue de l'assaut final donné le 22 avril 1945, il était évident que l'Armée rouge s'était équipée et que les Soviétiques disposaient à présent de bien plus d'engins de mort que ceux qu'elle avait utilisés lors de la bataille de Stalingrad, deux ans plus tôt. En ce début d'année 1945, Berlin était même devenue une sorte de trophée, celui que STALINE désirait par-dessus tout, même s'il persistait à affirmer le contraire pour tromper ses alliés américains. Menée par le maréchal JOUKOV, le meilleur des commandants qu'elle ait jamais eue, l'Armée rouge n'avait pas cessé de progresser jusque là depuis la fin de l'année 1943 (carte ci-dessus), tenant enfin après Koursk et Minsk, sa revanche sur cette Wehrmacht qui avait failli remporter une première bataille.

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  • Hugo Boss, le trop célèbre équimentier nazi

    Hugo Boss, le célèbre équimentier naziLe secret a longtemps été préservé et il est facile d'en comprendre les raisons. Profitant de la structure de l'atelier de couture de ses parents, Hugo Ferdinand BOSS né en 1885, n'avait pu se faire une place en Allemagne que grâce à l'arrivée au pouvoir des nazis d'Adolf HITLER. Et aussi, a-t-on dit, parce qu'Hugo BOSS était le couturier préféré de ce dernier. A l'automne 1932, Heinrich HIMMLER fera également appel à lui pour qu'il dessine la future tenue destinée à habiller sa garde noire de SS (Schutz Staffel). Bien qu'on lui ait prêté une première collaboration avec les S.A de ROHM dès 1924, il est plus vraisemblable qu'Hugo BOSS ait dû attendre 1928 ou 1929 avant de vraiment travailler pour les nazis et de concevoir tous leurs uniformes. 

    La firme créée en 1924 dans le Würtemberg, ne produisait en effet avant les retombées du krach de 1929 que des coupe-vent, du linge, des chemises d'homme, avant de se tourner vers le vêtement de travail, le vêtement de sport et les imperméables. La crise venue, des 33 employés qui y travaillaient, il n'en restera plus que 25 et ce sont les premières commandes des nazis qui permettront à Hugo BOSS de faire redémarrer son entreprise. Grâce à des locations de machines, des réductions de salaire acceptées par le personnel et des commandes qu'il avait sans doute su capter en adhérant au NSDAP dès 1931. Pour faire face à la demande émanant des ses plus fidèles clients surtout au cours des dernières années de guerre, BOSS aura, lui aussi, comme l'affairiste Günther QUANDT, recours à une manne providentielle constituée de prisonniers de guerre et de travailleurs forcés, en provenance des Etats Baltes, de Belgique, de France, d'Italie, d'Autriche, de Pologne, de Tchécoslovaquie et d'URSS. Si BOSS n'a pas été directement impliqué dans la maltraitance de ces ouvriers, la marque reconnaîtra après coup qu'il n'avait rien fait pour l'empêcher. Après la déroute nazie et la capitulation du grand Reich, Hugo BOSS connaîtra une période nettement moins favorable puisqu'accusé d'être un "opportuniste de guerre" il sera condamné à verser de très lourdes amendes et il se verra privé de ses droits civiques. La firme Hugo BOSS reconnaîtra que le passé nazi de son fondateur n'était donc pas uniquement motivé par des raisons financières malgré ce que celui-ci avait affirmé au lendemain de la victoire alliée en 1945, sans doute pour échapper à une sanction encore plus conséquente. 

    Reprise par son gendre Eugen HOLY, Hugo BOSS décédant en 1948, la firme aura du mal à retrouver une place en vue, même dans l'Allemagne des années BRANDT et SCHMIDT vingt-cinq ans plus tard. Après la révélation du passé nazi du couturier par le Washington Post en 1997, le groupe devra même commander à Elisabeth TIMM, une historienne américaine, une étude sur les activités de la firme pendant la guerre. Pour solder le passé, le fabricant de prêt-à-porter présentera ses regrets d'avoir employé 140 travailleurs forcés dont une majorité de femmes ainsi que 40 prisonniers de guerre français. Mais, en 2009, la diffusion à la télévision d'un "HITLER Apocalypse", est revenue sur la création de ces uniformes Hugo BOSS et durant la soirée, l'entreprise a dû contenir nombre de témoignages des internautes sur sa propre page Internet en désactivant les commentaires, ainsi que sur sa page Facebook. Dix ans, plus tard, le groupe, toujours basé en Allemagne, s'est internationalisé, et le propriétaire est aujourd'hui le fonds d’investissement privé britannique PERMIRA qui détient également d'autres participations dans le monde. C'était peut-être la solution pour que l'on oublie plus facilement ce passé trop lourd et l'attitude d'un homme prêt à tout pour faire de l'argent. La valeur capitalistique des actions atteignait même dernièrement des sommets à 20 milliards d’euros, la firme Hugo BOSS vendant un costume sur six dans le monde. Et l'actrice Gwyneth PALTROW, juive pratiquante, a été un temps l'égérie des parfums Hugo BOSS. Comme quoi ! 

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  • Julius Streicher, l'abominable créateur de Der Stürmer

    Julius Streicher, l'abominable créateur de Der StürmerSon visage et ses attitudes, ainsi que ses violences verbales donnaient déjà une idée du personnage répugnant que pouvait être cet amateur de pornographie. Mais sans que l'on sache jamais si ce sont ces goûts obsessionnels qui lui auront valu de tomber en disgrâce dès la fin de l'année 1939. D'autant qu'il faisait partie de la garde fidèle des premiers instants puisqu'il était devenu l'un des cadres du NSDAP au moment du putsch manqué d'Adolf HITLER à Munich en novembre 1923. Editeur, tout comme Max AMANN, il continuera cependant à éditer jusqu'à la fin du conflit le véritable torchon qu'était son média : Der Stürmer (ci-contre), que l'on pourrait traduire par l'Attaquant. STREICHER, curieusement instituteur de formation alors qu'il n'était pas considéré comme "une tête", deviendra au fil des années sans doute l’antisémite le plus connu de son époque, surtout grâce à ce scandaleux journal dont il fit un organe de masse méprisé dans le monde entier. Convaincu que de nombreux juifs réussissaient à obtenir des postes de « planqués » dans l’Allemagne en guerre, il était progressivement devenu antisémite. Bien que responsable pénalement, on dit qu'il aurait cependant souffert de déséquilibres mentaux. Un nazi de plus !

    Instituteur avant la guerre de 1914-18 qu'il achèvera au grade de lieutenant, il sera responsable de l'extrême-droite de Franconie, et il est vraisemblable que son influence au cours des premières années ait contribué à faire de Nuremberg une ville emblème où les nazis organiseront à partir de 1934 quantité de célébrations. Les nazis auront cependant du mal à contenir ses excès durant la tenue des Jeux Olympiques à Berlin et à lui faire retirer de certains panneaux trop en vue des affiches stigmatisant les Juifs.

    Julius Streicher, l'abominable créateur de Der Stürmer

    Condamné à mort par le tribunal de Nuremberg en octobre 1946, Julius STREICHER refusera de s'habiller pour aller à la potence et c'est en tricot de corps et en caleçon qu'on devra le traîner jusqu'au lieu de son exécution.

    On notera à l'occasion l'excellente composition de l'acteur Sam STONE (en photo ci-contre) dans son interprétation du personnage, lors du tournage du film réalisé sur le procès de Nuremberg.

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  • Fernand de Brinon, l'ambassadeur collabo

    Considéré et jugé comme collabo avec les nazis, le nom de Fernand de BRINON ne revient pas systématiquement sur les lèvres quand on évoque la collaboration pétainiste. Comme ceux de LAVAL, DORIOT, DEAT, BRASILLACH, CELINE ou DRIEU de la ROCHELLE et pourtant ! Pourtant cet avocat et journaliste sera l’un des agents de la collaboration avec les nazis durant la guerre de 1939-45. Ce qui est d'autant plus surprenant car son épouse Jeanne Louise Rachel FRANK était issue d'une famille de la grande bourgeoisie juive belge. Devenue marquise de BRINON en 1938, il semble que ce nouveau statut l'ait préservée un peu plus tard des mesures raciales du gouvernement de Vichy. Selon Pierre ASSOULINE, elle aurait même été déclarée « aryenne d'honneur » mentionné sur une sorte de certificat qui permettait de bénéficier, pour services exceptionnels, de clauses de sauvegarde incluses dans l'article 8 du statut des Juifs, et de la protection de Philippe PETAIN, chef de l'État français. La seule faiblesse de Fernand de BRINON était donc cette épouse juive, qu'il trompait ouvertement, mais qu'il n'abandonnera pas aux nazis. Nous préciserons que les nombreuses protections de Madame de BRINON suffisaient, car elle était tout à fait en phase avec les idées politiques de son mari. Aussi, n'aura-t-elle jamais à porter l'étoile jaune ! 

    Né en 1885 en Dordogne où sa famille possédait des terres, le comte Fernand de BRINON était licencié en droit et diplômé en sciences politiques. Passionné de course hippique, et personnage mondain cultivant une réputation de séducteur – on lui prête même une liaison avec la comédienne ARLETTY – il était devenu au début des années 20 un journaliste respectable et respecté, bien que déjà farouche partisan d'un rapprochement avec l'Allemagne. Nommé ambassadeur de France en Allemagne le 5 nov. 1940, puis délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés le 17 novembre, il deviendra en 1942 Secrétaire d'État dans le gouvernement LAVAL. « BRINON, écrira L'Express dans l'un de ses articles, est l'un des visages les plus glauques de la collaboration que les archives filmées nous aient laissés. Toujours empressé auprès des officiels nazis, d'une obséquiosité sans retenue, adepte zélé du salut hitlérien, le délégué général de Vichy dans les territoires occupés, a gardé une place de choix dans la galerie de portraits des salauds absolus que nous offre cette période... Son entretien avec le Führer publié dans Le Matin en novembre 1933, la création du Comité franco-allemand et du club du Grand Pavois, ses fréquents séjours dans l'Allemagne des SA, lui valent une réputation encombrante. On le tient à l'écart, même si DALADIER aime à s'entourer de ses avis... Sans doute son entregent lui a-t-il permis de sauver quelques vies et de dispenser des juifs, dont sa propre femme, du port de l'étoile jaune, mais il couvre toutes les mesures de répression et met en oeuvre le pire, évoluant avec une aisance de grand prince au milieu de ce monde mafieux de la collaboration ».

    Lors du procès du vieux maréchal, un juré, M. Lévy­ ALPHANDERY, lui demandera quelle avait été la réaction du maréchal au moment où il avait appris les atrocités commises contre les Israélites, citoyens de France. Une question à laquelle de BRINON répondra qu'il avait toujours eu, à ce sujet, des réactions extrêmes, vives, douloureuses, mais personnellement qu'il n'en connaissait pas de particulières, autres que ce qu'il avait pu lui dire dans les conversations, à savoir que c'était atroce, et qu'il fallait essayer d'y parer. Encadré par deux gendarmes, voûté, traînant la jambe de BRINON était à ce moment-là très malade — celui qu'on a appelé l'ambassadeur de Vichy à Paris — regagnait la prison d'où il avait été extrait. Il sera fusillé quelques mois plus tard.

     

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  • Theodor Eicke, créateur de camps de concentration ou sadique ?

    Né le 17 octobre 1892 à Hudingen en Alsace-Lorraine et cadet d'une famille modeste de onze enfants, fils d'un chef de gare, Theodor EICKE était en charge de la création et de l’organisation des camps de concentration. C'est sa participation à l’assassinat d'Ernst ROHM, l'adjoint sulfureux du Führer, qu'il achèvera à coups de revolver au cours de l'affreuse Nuit des Longs Couteaux de la fin juin 1934 qui le fera remarquer chez les SS. Chargé au moment du conflit du commandement de la division SS Totenkopf, il sera ensuite l'un des organisateurs de la Waffen SS et il s'illustrera dans des tueries lors de l'opération Barbarossa entreprise à partir de juin 1941 contre les populations russes. Heureusement pour ceux qui pourront lui échapper, il sera tué en vol par un avion de l'Armée rouge alors qu'il menait une opération de reconnaissance aérienne sur le front de l'est. 

    Après avoir quitté l’école sans brevet de fin d’études, et bien qu'il ait été décoré de la croix de fer, Theodor EICKE n’avait aucun espoir de trouver du travail après l'armistice de 1918. Son faible niveau scolaire ne lui aurait même pas permis de faire carrière dans la police où il aura du mal à se plier aux directives. On justifie son échec par le fait qu'il vouait une haine féroce aux institutions de la république de Weimar et à des participations répétées à des violentes manifestations politiques, interdites aux membres de la police. Il finira par trouver un emploi d'agent de sécurité au sein d'IG Farben. Devenu nazi en 1928, son implication dans les S.A qu'il avait rejoint, puis dans les effectifs de la SS lui vaudra d'être remarqué par le Reichsführer Heinrich HIMMLER qui en fera le premier directeur du camp de Dachau où il avait, semble-t-il, trouvé un terrain à la mesure des vilenies dont il était capable. On dira que son passé psychiatrique avait également plaidé pour lui. Son caractère rugueux et instable ainsi que son comportement violent et indiscipliné avaient pourtant donné beaucoup de soucis au Reichsführer SS. Pour prouver son attachement à la cause nazie et se pavaner devant ses responsables hiérarchiques et notamment ce dernier, il ne craindra pas d'assassiner de ses mains ceux qui lui résistaient. « La personnalité de EICKE, en particulier sa haine incessante pour tout et pour tous les non-nazis, a influencé, a-t-on dit, de manière définitive le développement, la structure et les pratiques inhumaines observées dans les camps de concentration ». L’organisation et l’administration de tous les camps calquées sur Dachau entraîneront d'ailleurs la fermeture par la suite de tous les anciens camps. La réorganisation réalisée par EICKE et l’utilisation des détenus comme travailleurs forcés ont fait des camps de concentration l’un des outils les plus puissants de la SS. Son biographe, Louis SNYDER dira de lui que : « L’influence de Eicke sur l’organisation et l’esprit des formations de gardes SS était sans commune mesure avec celle de Himmler. Ses règlements prévoyaient des instructions précises sur l’isolement cellulaire, les châtiments corporels, les réprimandes et les avertissements »

    En 1964, le magazine Cinq Colonnes à la Une sera l'un des premiers à revenir sur des images terribles dont beaucoup ne prendront réellement conscience qu'en novembre 1988 lors de la diffusion du reportage de Frédéric ROSSIF, en plusieurs époques, De Nuremberg à Nuremberg.

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  • Max Amann, le sergent éditeurEmployé d'un petit institut de crédit hypothécaire en 1921, rien ne prédestinait Max AMANN à devenir éditeur au sein de la mouvance nazie ni directeur du NSDAP. Il se voyait plutôt occuper un emploi de bureaucrate et, avant guerre, après quelques études commerciales, il avait suivi un apprentissage dans un cabinet d'avocats. Avec Adolf HITLER, "le plus pauvre de tous" disait-il à son propos, ils avaient combattu ensemble durant la première guerre de 1914-18 et le sergent AMANN appréciait son caporal estafette. Il le proposera d'ailleurs pour une promotion au rang de sous-officier mais sans l'obtenir pour lui. On le voit (ci-contre) au centre d'une photographie poser avec un tiers et le célèbre bâtard qu'HITLER affectionnait, pour une photo qui aura fait le tour du monde. En 1919, fréquentant les réseaux antisémites de Munich, le sergent AMANN était comme quelques autres futures célébrités devenu membre de l'Ordre de THULE. Devenu également membre du NSDAP en octobre 1921, les deux hommes ne se quitteront plus. En 1922, nommé directeur de la maison d’édition Franz Eher-Verlag créée par le Germano-turc von SEBOTTENDORF, maison qui publiera le périodique du parti, le Völkischer Beobachter, il aura également en charge la publication du brûlot nazi, Mein KampfC’est lui qui, durant les quatre mois où les deux hommes seront en prison à Landsberg, persuadera HITLER de nommer son ouvrage Mein Kampf à la place du titre trop long que son ancien caporal avait initialement prévu « Quatre ans et demi de lutte contre les mensonges, la stupidité et la couardise ».

    Devenu président de la Chambre de la Presse du Reich et fonctionnant sous les directives de Joseph GOEBBELS, que ce dernier avait surnommé "le sergent décideur", cet invalide qui avait perdu un bras lors d'un accident de chasse, sera ainsi le plus important patron de presse d’Allemagne et du régime nazi, ce qui lui permettra de réaliser d’énormes profits, grâce auxquels il rachètera des journaux libéraux ou sociaux-démocrates à prix cassés. Contrôlant la presse il fera fermer des publications qui ne soutenaient pas totalement le régime. Alors qu'en 1933, le NSDAP contrôlait 120 journaux ou hebdomadaires, il en contrôlera directement 2000 en 1939. Agressif, tapageur, brutal, dominateur et impitoyable envers ses subordonnés, AMANN était aussi un être cupide, exploitant sa fonction de président de l'Association des éditeurs allemands de journaux et président de la chambre de presse du Reich pour piller les chaînes de journaux non nazies. 

    Arrêté par les Alliés, il tentera de convaincre le Tribunal de dénazification qu'il n'avait agi que par loyauté à l'égard de son ancien camarade du front sans jamais avoir voulu s'occuper de politique. Convaincu de complicité avec les nazis, le tribunal de Nuremberg le condamnera à une peine de travaux forcés de dix ans avant de le libérer en 1953. Il est probable qu'il ait été, selon certains observateurs, le prête-nom d'Adolf HITLER en Suisse où auraient été ouverts plusieurs comptes à son nom qui servaient à accueillir des fonds qui lui auraient été confiés ou provenant des droits d'auteur liés à Mein Kampf. En 1997 dans l’ouvrage : Les banquiers secrets d’Hitler publié aux éditions du Rocher), il est question d’un compte privé ouvert à la filiale bernoise de l’Union de banques suisses et que ce compte était géré par un proche d’Hitler, Max AMANN, directeur de la maison d’édition Eher-Verlag. Mais il semble que l'on soit encore loin d'avoir tout découvert. Privé de ses biens et de ses droits à une quelconque pension, Max AMANN mourra cependant dans la pauvreté à Munich le 30 mars 1957.

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