• Jean Moulin, le héros longtemps oublié19 décembre 1964, transfert au Panthéon des cendres d'un résistant émérite... La France et le Président Charles de GAULLE rendaient hommage à Jean MOULIN dit Max, qui s'était sacrifié pour que vive son pays et la Résistance. Une journée dont il reste cet éloge funèbre prononcé par un André MALRAUX, lui-même ancien résistant. Mais que sait-on aujourd'hui encore de cet homme, préfet révoqué par les autorités vychistes, dont il apparaît qu'il aurait été livré aux nazis par un Français, René HARDY qui sera jugé un peu plus tard.

    Ce qui est plus sûr, c'est qu'un jeune lieutenant nazi de 29 ans, un certain Klaus BARBIE considéré comme le "boucher de Lyon" qui avait fait ses classes au sein des Jeunesses Hitlériennes s'est très vite trouvé face à Jean MOULIN. MOULIN qui, en 1942, s'efforçait de fédérer en liaison avec le général de GAULLE l'ensemble des mouvements de résistants opérant en France. Car, depuis le 11 novembre 1942, date à laquelle les Allemands avaient envahi la zone libre, la tâche de Jean MOULIN dit Max était restée la même. L'ancien préfet révoqué par Vichy resté un patriote peu disposé à collaborer avec les nazis finira par être capturé le 21 juin 1943 après avoir été arrêté à Caluire (69) et il mourra après avoir été torturé et alors qu'il était sur le chemin de la déportation, mais sans pour autant qu'il livre son réseau.

    Le film ci-dessous retrace bien ce qu'aura été le combat de cet homme et son opposition au tortionnaire nazi qu'était Klaus BARBIE qui ne reniera jamais des convictions nazies, même bien plus tard en Bolivie lorsqu'il servira le pouvoir local après en être devenu l'un des rouages. Avant, enfin, d'être arrêté et extradé en France, coupable de crimes contre l'humanité et condamné à une peine de prison à perpétuité. 


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  • Les télécom ou le grand malaise françaisAu moment même où nous allons fêter Noël et où les quatre plus grands opérateurs et fournisseurs d'accès Internet que sont BOUYGUES TELECOM, ORANGE, SFR et FREE se partagent un gâteau colossal, force est de constater que le domaine du téléphone est devenu aujourd'hui une véritable source d'empoigne ! Et que cette guerre économique acharnée qui oppose ces quatre miroirs de notre économie capitaliste, beaucoup d'usagers en font malheureusement les frais ! A tel point que l'Etat a dû condamner par un passé récent les quatre opérateurs pour entente illicite !

    Le reportage qui suit, même s'il a été conçu voici déjà quelques mois, aide à comprendre quels sont les multiples enjeux recensés dans le domaine du téléphone et quel poids pèse chacun des quatre grands groupes en présence. A plus forte raison lorsque survient l'insatisfaction des usagers et lorsqu'ils en arrivent à vouloir changer d'opérateur sans imaginer un seul instant quelle complexité va les attendre. En dehors de Stéphane RICHARD chez ORANGE, un grand commis de l'Etat qui a fait fortune dans l'immobilier, les trois autres dirigeants apparaissent comme les véritables propriétaires des entreprises créées. Avec, pour chacun d'eux, des parcours qui donnent une idée des réussites quelquefois passées qui auront contribué à faire de ces responsables ce qu'ils sont devenus au comble d'appétits démesurés. Ainsi avec Xavier NIEL de FREE, des débuts pas toujours réussis dans les sex shops où, après avoir réussi dans le minitel rose, puisqu'il se verra condamné en 2006. Ou, avec Stéphane RICHARD d'ORANGE des difficultés liés à son arrivée à la tête de l'ancien FRANCE TELECOM dues à un nombre de suicides élevé parmi un personnel à qui on semble demander beaucoup. Il paraît évident que le fait que l'Etat se soit désengagé de la téléphonie pose un problème, et non des moindres. Celui d'être face à des mastodontes qui, raisonnant en termes de mondialisation, sont à peu près prêts à tout, pour conserver leur clientèle et la France comptait à fin 2016 un peu plus de 73 millions de lignes, fixes comme mobiles. Même à s'endetter comme chez DRAHI de SFR, véritable loup de la haute finance, pour payer les dividendes versés chaque année aux actionnaires !

    Le document qui suit devrait vous permettre au moment des cadeaux de fin d'année de trouver, qui sait, des solutions à vos multiples problèmes de désabonnement et d'éviter de succomber comme nous à des promesses non tenues, et comme celles affichées par BOUYGUES TELECOM dont le service après-vente est aujourd'hui totalement transparent et donc incapable de secourir un usager. Si ce n'est avec le secours d'un "plombier polonais" qui maîtrise très mal notre langue et qui ne sera donc pas en mesure de répondre aux doléances écrites. Ce qui pourrait être normal au sein d'une société où la tchatche a pris le pas sur beaucoup d'autres exercices de communication.


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  •  Philippe Henriot, la voix de la France allemande

    Philippe Henriot, la voix de la France allemande Philippe HENRIOT reste l'une des figures marquantes  de la collaboration avec les nazis, une période durant laquelle il aura été considéré, à l'instar de Joseph GOEBBELS en Allemagne, comme le responsable de la propagande gouvernementale de Vichy. Ce qui justifiait bien que les deux hommes puissent se rencontrer (article presse ci-contre)Le courant passait bien entre eux et, au sortir de cette première et unique entrevue, les deux hommes avaient confié à leurs proches tout le bien qu'ils pensaient l'un de l'autre. En le raccompagnant, l'Allemand avait même glissé à l'oreille du Français que le débarquement en Normandie, qui avait commencé la veille, n'était qu'un leurre et que le bon, le vrai, celui que tout le monde attendait impatiemment se produirait dans le Pas-de-Calais. Comme le Reich l'avait toujours prévu… Sans doute pour le rassurer sachant que ses jours étaient comptés. 

    HENRIOT avait failli être écrivain et il aurait voulu être une plume avant d'épouser des causes pour le moins discutables et, comme l'a été Adolf HITLER, il sera l'illustration même de l'artiste contrarié. Un temps député de la Gironde au début des années trente, il participera à la chute du gouvernement de Camille CHAUTEMPS au moment de l'affaire STAVISKY. Tout d'abord opposé aux Allemands, il semble qu'il ait mesuré assez rapidement tout ce qu'il pourrait tirer d'une entente avec le dictateur nazi. D'autant qu'il était déjà un admirateur de FRANCO et de MUSSOLINI. « Il voyait dans le nouveau régime l’État autoritaire qu’il souhaitait, débarrassé des arguties de la démocratie et, en PETAIN, l’incarnation de la droite réactionnaire et traditionaliste dont il était lui-même issu », écrira à son propos un biographe. En février 1942, il aura l'occasion de prononcer son premier discours et d'acquérir une certaine aura qui lui vaudra d'animer ensuite quantité de tribunes avec un timbre de voix assez caractéristique. Devenu milicien dès 1943, anticommuniste et antisémite, ses émissions sur Radio-Paris en feront un tribun de tout premier plan qui sera abattu par la Résistance le 28 juin 1944 dans son propres ministère de l'information de la rue Solférino, là même où le Parti Socialiste s'installera quelques décades plus tard lorsque la génération MITTERRAND sera au pouvoir. Lors de la débandade de Vichy en juin, sa haine des Juifs, des « rouges », de la « secte » maçonnique, de la finance anglo-saxonne, des Alliés et des « terroristes », éclatera avec toute la virulence dont il était capable. Son petit-fils, Jacques HENRIOT sera, de 1988 à 2011, le secrétaire départemental de la fédération du Front National des Pyrénées Atlantiques.

    Dans l'extrait vidéo qui suit, l'humoriste Pierre DAC qui a aussi été pendant la guerre la voix de la Résistance de Londres, réagissait à une attaque d'HENRIOT qui lui reprochait comme à tous les autres Juifs de ne pas aimer la France.

     


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  • Jacques Doriot, celui qui voulait faire führerAlors qu'il faisait partie des Jeunesses Communistes et qu'il était ensuite devenu le leader du Parti Communiste Français, Jacques DORIOT, l'ancien maire de Saint-Denis, deviendra dès le début de la guerre 1939-45 l'un des rouages de la collaboration avec les nazis.

    Celui que l'on surnommait "Le petit Führer français" avait indiscutablement pour lui un certain talent d'orateur et il savait parler aux foules. Enfant du prolétariat, ébloui par la réussite de LENINE en Russie révolutionnaire, devenu plus jeune député de France à 24 ans, et considéré comme un révolutionnaire professionnel, il aimait aussi être insolent et provocateur. C'est l'arrivée de STALINE aux commandes en Russie qui l'amènera à défier de la nouvelle ligne communiste telle que "le petit père des peuples" l'avait voulue. Tout en conservant la mairie de Saint-Denis qu'il avait arrachée de haute lutte en 1931 et dont il sera chassé en 1937 pour avoir "profité" de sa position au détriment de la municipalité. Exclu du PCF en 1934 du fait de sa rivalité grandissante avec Maurice THOREZ et de projets de reconquête d'un électorat jugés peu crédibles, il créera peu de temps après le Parti Populaire Français afin, selon lui, de pouvoir accueillir tous les Français, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs origines. Prolétariennes ou autres. Son but était aussi à titre de revanche sur ses anciens partenaires et amis d'en faire une machine de guerre anticommuniste. Opposé au Front Populaire de Léon BLUM, et attiré par les splendeurs d'une vie plus facile menée aux côtés de créatures de rêve et d'excès en tout genre, il abjurera dès lors son passé, convaincu de pouvoir sauver la France du Bolchévisme, alors qu'avant 1924, il avait souvent accepté d'échanger avec LENINE. Il semble que le fait d'avoir été vaincu par THOREZ et d'avoir été désavoué par le nouveau maître du Kremlin, qui se méfiait de ses emportements d'homme exalté, l'aient amené à cette radicalisation et, plus curieusement, à devenir le fasciste virulent qu'il sera à partir de 1938, convaincu deux ans plus tard que l'Allemagne d'Adolf HITLER serait pour longtemps en France et qu'en l'admettant, son pays pourrait continuer à exister et qu'il pourrait trouver une place au sein du nouvel échiquier, lui, l'être assoiffé de pouvoir qui n'avait pas renoncé à ses ambitions personnelles. Une option qu'il soutiendra viscéralement et qui le verra créer la L.V.F (Légion des Volontaires Français) afin d'envoyer combattre l'Armée rouge aux côtés des Allemands. Réfugié en Allemagne en 1944, il tentera de mettre en place un « Comité de libération française ». Il mourra lors du mitraillage de sa voiture par deux avions et les circonstances de sa mort seront l'objet de controverses.

    Le film qui suit est très bien fait puisqu'il montre tout ce qui a pu contribuer à changer les options que le jeune DORIOT défendait aux côtés de LENINE et son long cheminement d'homme dévoyé. 


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  • La Résistance... Comment a-t-elle fait pour se financer ?Ce reportage qui suit ci-dessous est assez complet et il est consacré à ces moyens dont la Résistance avait besoin en juin 1940 pour lutter contre les nazis. Du moins jusqu'à ce 26 juillet 1944 où, à 19h38, leurs envies ayant décuplé, un hold-up patriotique sera commis par des Résistants qui arrêteront un convoi de chemin de fer à Neuvic-sur-Isle pour s'approprier un butin appréciable de 2 milliards et 280 millions de francs de l'époque (soit l'équivalent de 400 millions d'euros d'aujourd'hui). Une affaire que l'on parviendra difficilement à démêler si tant est qu'elle l'ait vraiment été depuis l'été 1944 !

    Cette enquête est très bien faite puisqu'elle revient sur les débuts du mouvement en juin 1940 et sur les premiers dons modestes qui ne permettaient pas grand-chose, sinon de se payer le papier servant à l'impression des tracts appelant à résister aux nazis et parachutés à des endroits soigneusement ciblés ! Le 7 août 1940, entre le général de GAULLE et Winston CHURCHILL il sera convenu que les fonds avancés par le Trésor Britannique à la France Libre devront remboursés à la fin des hostilités, ce qui sera le cas, mais après bien des tracas puisque le vieux lion, suivant une recommandation du Président ROOSEVELT, coupera les vivres à de GAULLE en 1943. Un gigantesque jeu de dupes qui manquera de précipiter la fin des différents mouvements de résistance avant que s'organisent entre les mains de plusieurs patriotes déterminants des opérations survie. Comme les prélèvements qui seront opérés dès 1944 chez certaines institutions financières comme LA POSTE ou les banques en échange de bons de réquisition signés par les résistants et leurs représentants. Suivront quantité d'événements qui profiteront à un mouvement fortifié par le débarquement allié de juin 1944. Jusqu'à ce que survienne le 26 juillet 1944 à Neuvic-sur-Isle ce hold-up, sans conteste l'un des plus gros casses de l'histoire, puisqu'on aura du mal à déterminer ce qu'étaient devenus les quelques 400 millions d'euros captés ce jour-là.


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  • Kurt von Schleicher, un chancelier du Reich gênant...Comme d'autres opposants à HITLER, Ernst ROHM et Gregor STRASSER notamment, et fermement opposé à tout ce que le dictateur incarnait avec les nazis, Kurt von SCHLEICHER (ci-contre) fut éliminé en compagnie de son épouse lors de la Nuit des Longs Couteaux de juin 1934.

    Descendant d'une vieille famille d'officiers, promu capitaine à l'entrée de la guerre, von SCHLEICHER était parvenu à accéder au grade de général d'infanterie dans la Reichswehr, l’armée de la République de Weimar qui avait succédé à l'empereur Guillaume II à la fin du conflit de 1914-18. Directeur du bureau politique du Ministère de la Guerre, il est l'organisateur d'un groupe qui avait pour but avec les Soviétiques de circonvenir le Traité de Versailles.  Après avoir occupé des fonctions de conseiller au sein de la Reichswehr, il était ensuite entré, progressivement, en politique, parvenant même à être désigné au poste de Chancelier par le maréchal HINDENBURG, un poste qu'il n'occupera que deux mois avant d’être remplacé par le futur dictateur Adolf HITLER le 30 janvier 1933. Plus porté à diviser qu'à rassembler, par ses intrigues et ses nombreuses tentatives de manipulation, il aura contribué à la chute de BRUNING, entrant comme ministre de la Reichswehr dans le gouvernement de Franz von PAPEN en juin 1932. Il succédera à ce dernier comme chancelier en décembre 1932 et tentera, sans grand succès, de provoquer une scission au sein du parti nazi en appuyant Gregor STRASSER, l'un des fondateurs du NSDAP en 1920 auquel il proposera même de devenir son vice-chancelier. STRASSER avait tenté d'écarter HITLER de la tête du parti au retour de son emprisonnement à Landsberg ce qui lui vaudra d'être désavoué ensuite par ce dernier. Abandonné par HINDENBURG et par l'armée, von SCHLEICHER devra démissionner fin janvier 1933. Il semble qu'il avait voulu alors fidéliser les Sections d'Assaut de ROHM en acceptant l'existence d'une organisation armée au-dessus des partis.

    En s'opposant à Franz von PAPEN, il restera l'artisan, à son corps défendant, de l'arrivée au pouvoir d'HITLER.


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