• La Gestapo, retour sur une police fascisteJ'avais l'impression d'être tombé entre les mains d'une bande de gangsters, dira Franz KREMER (ci-contre) l'un des survivants, amateur de jazz de cette époque, où ces soi-disant défendeurs de l'Etat commettaient crime sur crime, interpellant n'importe quel citoyen pour le moindre délit insignifiant, voire pour des broutilles ! Il suffisait de ne pas avoir salué le représentant d'un corps nazi ou d'être suspecté d'avoir écouté la radio de Londres pour être aussitôt emmené vers un lieu de torture. C'était, dira un autre, une pression colossale exercée sur les hommes ! Certains retrouvent encore une trace de ce qu'aura été ce cauchemar dans des archives récemment ouvertes et libres d'être consultées. La population en avait assez des combats de rue qui survenaient régulièrement au début des années trente et elle réclamait un homme fort. On peut dire qu'elle aura été servie mais c'est aussi l'illustration d'une naïveté souvent affligeante proche de la bêtise. A tel point qu'en 1934, après l'ouverture d'un premier camp de concentration à Dachau, la traque des derniers activistes de gauche et faute de suffisamment de place dans les prisons traditionnelles, ce seront 26 000 opposants qui y seront déportés !

    C'est en 1934 que l'ensemble des polices politiques du nouveau Reich seront confiées à HIMMLER et à son bras droit HEYDRICH. Un certain Heinrich MULLER les aidera. Les effectifs de cette GESTAPO, police secrète d'Etat, passeront très vite de 200 personnes en 1933 à plusieurs milliers. Et, passé l'assassinat d'Ernst ROHM et de ses plus proches adjoints au début juillet, la GESTAPO rejoindra l'ensemble d'un dispositif placé sous la seule autorité d'Heinrich HIMMLER. Ce dernier venait par cette opération d'éliminer l'un des derniers bastions qui le séparait d'Adolf HITLER.

    Le reportage ci-dessous réalisé par la chaîne ARTE revient sur cette mutation policière et sur ce qu'était la GESTAPO sous le Troisième Reich. Un constat impressionnant !   

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  • Léon Goldensohn, le confesseur de NurembergLes monstres nazis étaient-ils différents de ce que nous sommes ? Par des entretiens avec les dignitaires nazis programmés durant le procès de Nuremberg, Léon GOLDENSOHN (ci-contre avec son épouse), psychiatre, s'était efforcé de comprendre quels étaient ces hommes. Médecin avant d'être Juif, il avait choisi de les écouter tout en consignant dans des carnets ce qu'il avait appris d'eux. Il avait l'intention d'écrire un livre mais il n'en n'eut pas le temps puisqu'il mourut prématurément à l'âge de cinquante ans, d'une crise cardiaque, le 24 octobre 1961. Des notes consignées dans des carnets survécurent et certains de ces carnets n'en furent pas moins dactylographiés sous la houlette de son frère une quarantaine d'années plus tard. GOLDENSOHN les avait conservés dans son appartement de New York jusqu'en 1950, puis dans sa maison de Tenafly.

    Le reportage qui suit a pu être réalisé grâce à ces carnets.

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  • Von Sebottendorf, le fondateur de l'ordre de Thule

    Le baron Rudolf von SEBOTTENDORF, de son vrai nom Adam Alfred Rudolf GLAUER (ci-dessus), qui s'était établi en Turquie et qui avait été naturalisé Turc en 1911 revint en Allemagne vers 1913 sous le nom de von SEBOTTENDORF pour y créer une société secrète populiste du nom de THULE. Une structure à laquelle on doit l'émergence du nazisme qui se basait sur la prétendue existence d'êtres supérieurs qui auraient vécu dans le Nord avant d'avoir péri. C'est dans l'une des cinq grandes salles qu'il avait louées le 1er juin 1918 à Munich à l'hôtel des Quatre Saisons, que fut fondée sa société secrète. Au terme d'une jeunesse aventureuse, il semble que GLAUER, fils d'un conducteur de locomotive de Dresde, ait utilisé le pseudonyme de von SEBOTTENDORF parce qu'il affirmait avoir été adopté par cette famille. Marié en 1915 à une riche Berlinoise, féru de numérologie, d'astrologie et d'alchimie, de théosophie, admirateur d'Héléna BLAVATSKY, devenu membre actif de l'ordre des Germains, sa société qui était au départ celle de francs-maçons a très vite réuni des activistes racistes et antisémites qui poursuivaient surtout le but de faire chuter la République de Weimar.

    Sans doute existait-il au sein de la République de Weimar un bouillonnement intellectuel, une confusion politique, un désastre économique prévisible et un ensemble de sectes et de mouvements mystiques divers. Au point que cette société secrète est devenue l'une des composantes révolutionnaires de Bavière, si ce n'est la plus importante, regroupant tout un quarteron d'occultistes comme le moine défroqué Jörg LANZ von LIEBENFELDS, ou Guido von LIST. Rudolf HESS, Dietrich ECKART et Alfred ROSENBERG en feront également partie avant l'arrivée d'Adolf HITLER et une fusion avec le D.A.P d'Anton DREXLER. Sans pour autant que le futur dictateur en soit membre. Contraint de quitter la Bavière, il est admis que von SEBOTTENDORF n'ait plus joué aucun rôle au sein de cette société secrète après 1919. On dit aussi qu'il aurait quitté la société THULE parce qu'il avait été accusé de complicité dans la mort de sept de ses membres.

    Si plusieurs sources prétendent que von SEBOTTENDORF se serait suicidé en 1945, d'autres affirment qu'il aurait vécu jusqu'en 1957, décédant de mort naturelle.

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  • Hitler, le fou qui était accro aux stupéfiants

    Hitler, le fou qui était accro aux stupéfiantsLeur Führer était drogué jusqu'aux yeux et ses bras portaient la trace des nombreuses piqûres que lui faisait son médecin Théo MORELL (photo ci-dessus) qui, la guerre venue, ne le quittera plus un seul instant, devenant de l'avis de certaines mauvaises langues une sorte de "maître piqueur du Reich". Au point que l'on dira aussi d'HITLER qu'il s'était transformé en "coussin à épingles" ! La propagande de Joseph GOEBBELS s'était pourtant attachée à développer une toute autre image de leur guide, celle d'un homme qui ne buvait pas, ne fumait pas et qui suivait un régime assez strict privilégiant une nourriture végétarienne et évitant la viande. Il faut dire que tout le monde se bousculait pour venir consulter ce bon vieux docteur MORELL qui exploitait un cabinet en ville sur le Kurfürstendamm berlinois, au coeur de la partie ouest de la mégapole allemande. Qu'ils soient acteurs, sportifs, ou gens aisés alors qu'au départ ses affaires n'étaient guère florissantes, probablement à cause de son apparence qui le faisait ressembler à l'un de ces Juifs honnis par les nazis. C'est le photographe munichois HOFFMANN qui le recommandera à un HITLER souvent sujet à de violents maux d'estomac que MORELL parviendra à éradiquer à l'aide de Mutaflor, un traitement que l'on considère comme cancéreux. Et malgré son aspect répugnant et un laisser-aller manifeste, cet homme à l'hygiène digne d'un porc qu'on prenait pour un charlatan, deviendra progressivement l'un des indispensables convives du Berghof à Berchtesgaden. Au désespoir de quelques autres dignitaires nazis et même d'Eva BRAUN qui trouvait que cet exceptionnel thérapeute sentait mauvais.

    Pour soigner "Le fiancé de l'Allemagne" qui avait peur de la mort et qui était hypocondriaque, le médecin avait conçu ou utilisait 70 préparations dont certaines lui étaient prescrites comme la Pervitine. Un stupéfiant dont les effets secondaires étaient manifestes mais auquel tout le Reich était accro depuis 1938. MORELL lui en prescrira en 1943 dès les premiers revers nazis importants, puis beaucoup plus ensuite. Dès l'offensive russe, il lui prescrira également de la Brom nervacite, un barbiturique qui aurait endormi un cheval ! L'Enkodal, un dérivé de morphine au fort pouvoir euphorisant qui donnait le sentiment au dictateur de devenir invincible, mais dont l'usage répété lui rongeait le cerveau. Ce qui peut expliquer qu'il ait pu aussi contracter la maladie de Parkinson, une pathologie qui le diminuait considérablement et qui faisait de lui un homme subitement vieilli (photo ci-dessus) qui sera progressivement dans le déni le plus total et qui n'aura plus conscience de ce qui se passait autour de lui, malgré cependant quelques éclairs de lucidité. De plus en plus dépendant de ce médecin assez particulier, le Führer deviendra même accro à la cocaïne après l'attentat de la Tanière du loup de juillet 1944. Troubles du sommeil, angoisses, perte de confiance, beaucoup de chercheurs sont revenus depuis sur ces médications qui expliquent les accès de paranoïa du dictateur, lequel sur la fin, se méfiant de tout le monde, ne prenait même plus ses repas avec ses généraux, préférant s'isoler dans ses bunkers respectifs. Des recherches effectuées dans les ruines de ce qui restait de celui du Berghof permettront après la guerre de retrouver dans celui-ci un sol jonché de médicaments et d'étuis de toute sorte.

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  • 11 juin 1944... La 17è Waffen SS massacre 31 habitants de Graignes !

    Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, 182 parachutistes américains largués à Graignes par erreur devront échapper aux Allemands. Les hommes du 507e régiment se retrouvent égarés à une vingtaine de kilomètres de Carentan, leur destination initiale. Ils pourront compter sur la solidarité des 800 habitants qui se mettront en quatre pour les approvisionner en nourriture comme l'épicière du village et pour les soigner. « Un cas unique en Normandie », pour Denis SMALL, le maire de la localité de Graignes qui a, depuis, fusionné avec Le-Mesnil-Angot.

    Durant l’après-midi du 10 juin, une patrouille véhiculée allemande prendra la direction du village et atteindra la position tenue par le 1st Lieutenant George MURN de la compagnie B du 501st Parachute Infantry Regiment (PIR). Attendant le dernier moment pour engager le combat, le lieutenant MURN fera ouvrir le feu et ses hommes tueront quatre soldats Allemands. Le 12 juin et à titre de représailles, la 17ème division de la Waffen SS, Panzergrenadier-Division Götz von Berlichingen massacrera outre une trentaine de ces parachutistes sur les 182, 31 villageois du village de Graignes. Alors que l'office était en train d'être célébré dans l'église de la commune la veille, l'alerte avait été donnée et si certains pourront prendre la fuite dans les marais pour tenter d'échapper aux nazis, d'autres devront se rendre. D'abord emprisonnés, plusieurs paras et civils seront assassinés. Le 13 juin, les maisons seront saccagées et le corps du curé, l’abbé LEBLASTIER qui avait été exécuté sera brûlé afin que les pertes allemandes des jours précédents soient vengées. Comme le montre le document en tête d'article, il ne restera quasiment plus rien de l'église. Le village devra attendre le 12 juillet suivant pour être enfin débarrassé de ses tortionnaires.

    Depuis trente-quatre ans, une cérémonie est organisée au Mémorial franco-américain qui a été conçu en souvenir de cet affrontement et de la tuerie qui s'en est suivie. Des militaires des deux pays s’y retrouvent, aux côtés d’anciens combattants, mais aussi d’élus, de gendarmes, de pompiers et d’habitants.

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  • 9 juin 1944... Le massacre de TulleUne sauvagerie que l'on est pas près d'oublier, celle de ces pendus de Tulle tués par une Waffen SS revancharde qui se dirigeait vers Saint-Lo et le front de Normandie où les Alliés regagnaient tout le terrain perdu par la France en mai et juin 1940. C'était il y a soixante-quinze ans et la phalange Das Reich venue de Montauban s'apprêtait à gagner Limoges et le nord de notre pays quand une opération d'envergure menée par la Résistance avait permis deux jours plus tôt de libérer Tulle en Corrèze. Le 9 juin au matin, la petite ville corrézienne sera prise en otage, 99 otages seront pendus par les nazis aux balcons et lampadaires de Tulle et 149 autres déportés en Allemagne.

    Les Allemands avaient mis des cordes aux balcons se souvient encore bouleversée une habitante de Tulle ! Certains des survivants de cette époque tragique, comme le FTP Pierre PRANCHERE (en photo ci-contre) qui à seize ans en 1944 était en charge de la formation des maquisards les moins expérimentés et qui étaient souvent des enfants se sont longtemps battus pour que les responsables de cette affreuse tuerie précédant celle d'Oradour-sur-Glane, soient condamnés. Particulièrement le général LAMMERDING qui ne sera jamais inquiété et qui finira son existence à la tête d'une confortable entreprise de bâtiment à Düsseldorf où il mourra en 1971. Pourtant, en ce début du mois de juin 1944, tout aurait pu être différent ! Deux jours auparavant, dès 7 heures du matin, les FTP avaient pu reprendre aux Allemands la manufacture d'armes de Tulle et le contrôle de quelques autres points stratégiques et le 8 juin, après la libération du centre-ville, il régnait un climat de franche liesse. La suite, on la connaît et Tulle s'en souviendra longtemps ! Pierre PRANCHERE et quelques autres seront alertés en soirée par le bruit d'engins sur la route de Brive et tard, vers 20 heures 30, une unité de la Waffen SS, fera son entrée dans la ville...

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