• 1948... Une Allemagne atrophiée et un nazisme vaincu. Du moins en apparence car certains des anciens responsables ont conservé leurs fonctions. Notamment dans le domaine médical où bien des abus ont été pourtant commis pas toujours sanctionnés comme ils auraient dû l'être pour des crimes contre l'humanité. Dans un film que rediffuse actuellement la chaîne ARTE et qui s'inspire hélas de faits réels notés trois ans après la fin de douze années de dictature, une jeune veuve de guerre le constatera à ses dépens en s'efforçant de se faire régler la pension de veuve de guerre à laquelle elle avait droit. 

    A Oldenburg, une couturière devenue gênante pour être intervenue auprès d'un ancien nazi responsable de la mort de son époux, celui-ci va la faire interner pour des troubles psychiatriques imaginaires en la séparant de ses deux enfants, se référant à un prétendu comportement schizophrénique. Mais dans un carnet, son époux décédé étrangement avait consigné des noms de personnes dont il apparaîtrait que celles-ci aient été euthanasiées. Au fur et à mesure de sa croisade contre les abus dont elle a été la victime durant son internement abusif, elle va découvrir que 1 500 autres personnes ont subi des traitements répréhensibles dans ce même hôpital où l'avait fait admettre cet ancien nazi, le docteur AHRENS. On sait aujourd'hui que 300 000 victimes prétendument malades ont été exterminées pour qu'elles se taisent. Le psychiatre et pédiatre Werner CATEL, responsable, lui, d'une partie des euthanasies pratiquées sur des enfants, n'ayant été reconnu coupable d'aucun crime grave (!!!) par le tribunal de dénazification sera même distingué par l'obtention d'une chaire de professeur de pédiatrie à l'université de Kiel. Il est pourtant démontré qu'en 1941, dans sa propre clinique, il avait tué lui-même des enfants avec son personnel médical et infirmier. 

    Un film réalisé par Esther GRONENBORN qui s'inspire de faits réels vécus par sa propre grand-mère que l'on pourra revoir le dimanche 8 mars prochain à 9h20. Un documentaire réalisé par France-Télévision et Planète à voir ci-dessous avait déjà abordé cet épineux dossier ! 

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  • Les attentats du 11 septembre... Un immense gâchis !

    Les attentats du 11 septembre... Un immense gâchis !Après un premier attentat commis contre le Trade World Center commis le 26 février 1993 par un Pakistanais du nom de Ramzi YOUSSEF (ci-contre), quasiment rien de sérieux n'a été entrepris par les autorités américaines pour mettre un terme à ce qui apparaissait être une menace sérieuse. Ce 26 février, alors que son conducteur aurait pu se faire repérer après une panne d'essence, une estafette de location s'est garée près d'un pilier dans les sous-sols de la tour Nord du Trade World Center. Elle contient des explosifs dont les terroristes allumeront les mèches avant de quitter les lieux. L'ensemble explosera à 12h17 faisant 6 morts et un milliers de blessés après l'évacuation des immeubles. La bombe n'était pas assez puissante pour que l'immeuble entier s'effondre. Ce sera le premier attentat commis sur le sol américain. Richard CLARKE chargé de la sécurité sous les deux gouvernements CLINTON et BUSH se souvient que la CIA et le FBI n'avaient pas pris cet attentat au sérieux. Pourtant, le dénommé YOUSSEF l'avait revendiqué quelques minutes après l'explosion en envoyant un message au NEW YORK TIMES. Deux ans plus tard, aux Philippines cette fois, YOUSSEF qui avait réussi à échapper à l'ensemble des contrôles et à louer un appartement où l'on fabriquait des bombes, embarquera même sans difficulté à bord d'un avion à Manille en plaçant une bombe sous l'un des sièges avant de s'éclipser à la première escale. A 11h43, l'avion explosera en plein vol vers le Japon tuant un passager et blessant dix autres voyageurs bien que le pilote ait réussi à poser l'appareil en catastrophe. Dans l'appartement que YOUSSEF avait loué à Manille et où in incendie s'était déclaré, on trouvera tout un arsenal de fabrication qui laissait supposer qu'on préparait un attentat contre le pape qui devait venir aux Philippines. A l'évidence, en 1995, une douzaine d'avions semblaient prêts à sauter et à faire quatre mille morts mettant l'accent sur une menace islamiste réelle décelée par la CIA qui publiera aussitôt un rapport indiquant le péril qui pesait sur l'aviation civile. Mais la chasse à l'homme lancée ne donnera rien, pas même au Pakistan où, pourtant, on apprendra un peu plus tard de la bouche même de l'homme qui avait finalement pu être interpellé et emprisonné aux Etats-Unis l'existence d'Al Quaïda. Sans que l'on aille, hélas, plus loin et que l'on essaie d'en savoir davantage. Après avoir arrêté YOUSSEF à Islamabad, pourquoi n'avoir pas à ce moment-là recherché les commanditaires de ce premier attentat ? C'est la question que beaucoup se posent encore quasiment vingt ans après les attentats du 11 septembre, surtout après avoir localisé au Quatar l'oncle de YOUSSEF, CHEIK MOHAMED dont on apprendra qu'il avait joué un rôle évident lors des premiers attentats et que c'est lui qui sera à l'origine de celui du 11 septembre financé par un certain… BEN LADEN. 

    Les attentats du 11 septembre... Un immense gâchis !Le reportage réalisé ci-dessous montre l'incompétence du Gouver-nement CLINTON dans ce qui a été dès lors décidé et qui aurait pu mettre un terme à la menace Oussama BEN LADEN qui devenait de plus en plus évidente. Surtout après 1996 où, d'Afghanistan, il avait appelé à se soulever contre les Américains et où il avait trouvé un hébergement pour pouvoir préparer ses actions terroristes et former tous ceux qu'il enverra aux Etats-Unis se rompre aux commandes d'avions de ligne. Face à des luttes intestines entre la CIA et le Gouvernement, alors que BEN LADEN devait être éliminé, l'équipe BUSH qui succédera aux Démocrates à la Maison Blanche ne sera pas davantage efficace. Surtout au cours des tout premiers mois, sinon en proférant des menaces sur l'Irak et sur des prétendues armes de destruction massive qu'il soupçonnait SADAM HUSSEIN d'avoir. La résidence où était censé se trouver BEN LADEN sera bombardée en Afghanistan peu après les attentats, mais trop tard. Richard CLARKE, parce qu'il se sentait coupable d'avoir failli, démissionnera de ses fonctions de responsable du contre-terrorisme… Le reportage qui suit montre quelles ont été les trop nombreuses désinvoltures de fonctionnaires bornés et d'un président dépassé par les événements. Les uns et les autres perdront ce 11 septembre de précieuses minutes avant de réagir !

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  • Martha Stewart de la cuisine au délitDeuxième de six enfants, née dans le New Jersey dans un milieu d'origine polonaise et modeste, Martha confectionnait déjà elle-même tout enfant les vêtements dont elle avait besoin, sa famille manquant régulièrement d'argent et les enfants ayant appris à se débrouiller seuls. A l'école, on l'appelait alors "la pauvre Martha". C'est ainsi qu'elle apprendra à cuisiner avant de se marier et aussi à hurler sur son entourage quand elle était mécontente avant de devenir quelques années plus tard l'une des premières femmes à devenir courtier à Wall Street. Avec, au passage, un certain nombre de connaissances dont elle se servira quelques années plus tard lorsque, titulaire d'un portefeuille d'actions, elle aura à prendre des décisions néfastes pour elle qui provoqueront sa perte.

    C'est à 33 ans que Martha STEWART lancera une formule à l'origine de son succès et d'un empire bâti en partant de rien. Son manuel d'instructions culinaires et de décoration proposé aux gens souhaitant recevoir rencontrera une énorme audience et après la publication de ce best-seller, elle se verra proposer l'animation d'une émission de télévision. Ceux qui travaillaient avec elle diront qu'elle n'était pas facile à vivre parce qu'elle ne tolérait aucune faiblesse autour d'elle. Elle était impatiente, parfois même ordurière, parlant avant de réfléchir à ce qu'elle devait éviter de dire. Ce qui a sans doute conduit son époux à la quitter. Devenue l'une des reines du cookie son label montera en flèche après le lancement en 1997 de son entreprise, Martha Stewart Living Omnimedia. Martha en était la présidente, et elle était aussi responsable de la direction d'une entreprise florissante, qui comprenait les divisions de télévision, d'impression et de marchandisage. L'introduction en bourse en 1999 des actions de sa société et la forte demande sur celles-ci la verra devenir milliardaire. Ce qui l'amènera aussi à rencontrer des gens pas très propres comme ce Sam WACHSAL, un personnage maléfique qui courtisera la fille de Martha pour pouvoir mieux atteindre la mère diont il projetait de se faire une alliée. 

    Martha STEWART, ayant appris avant l'officialisation de la nouvelle la perte d'un marché important pour l'une des sociétés dont elle possédait des actions, titres qu'elle revendra avec le concours d'un certain Peter BACANOVIC, sera condamnée à cinq ans de prison en 2004 pour délit d’initiés, une peine qu'elle purgera en Virginie. Fausses déclarations, mensonges, lui seront préjudiciables. Un acte d'accusation de 41 pages l'accusera de fraude en valeurs mobilières et d'entrave à la justice. Elle sera cependant libérée cinq mois plus tard et on l'autorisera à retravailler avec le port d'un bracelet électronique. Plus d'une décennie plus tard, elle a apparemment rebondi toujours aussi active malgré un âge avancé de 79 ans.

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  • Patrizia et son amour pour les sous... histoire d'une vendetta fatale

    8h30 du matin en ce 27 mars 1995... Le milliardaire Maurizio GUCCI, héritier de la célèbre maison de mode italienne GUCCI griffée du double G qui avait été évincé dix-huit mois auparavant par INVEST CORP, un investisseur arabe auquel il avait vendu une partie de son affaire, était abattu en plein cœur de Milan alors qu’il s’apprêtait à gravir l’escalier menant à son bureau, via Palestro. Un endroit d'où il comptait rebâtir un nouvel empire. Atteint de trois balles, une quatrième tirée en pleine tête lui sera fatale. Maurizio GUCCI mort presque instantanément, son assassin prendra aussitôt la fuite dans un véhicule piloté par un complice. Le gardien de l'immeuble qui avait pu échapper à la fusillade et aux deux balles qui lui étaient destinées deviendra un témoin essentiel lors de la reconstitution.

    Patrizia et son amour pour les sous... histoire d'une vendetta fataleAprès une longue enquête riche en rebondissements, et le fait que l'on ait d'abord cru à un acte maffieux, malgré l'amateurisme du tueur, la maffia opérant d'habitude avec la plus grande discrétion, les enquêteurs avaient dû rechercher d'autres pistes car toute l'Italie voulait savoir qui avait tué Maurizio GUCCI. Mais la mort de l’entrepreneur n’était pas liée à des rivalités qui l'avaient longtemps opposé au clan GUCCI et à une possible vendetta familiale, ni à des affaires internationales douteuses, ni encore à son départ de l'empire GUCCI. Elle avait tout simplement été ourdie par son ex-femme Patrizia (photographiée au moment où elle faisait encore tourner toutes les têtes), une diva égocentrique dont la soif d'argent était impossible à satisfaire. Jalouse de la nouvelle petite amie de Maurizio, une certaine Paola FRANCHI, elle était obsédée par le besoin de prendre sa revanche. Après leur mariage célébré en 1972, l’union de Patrizia et Maurizio avait en effet volé en éclats douze ans plus tard et leur divorce prononcé en novembre 1994, au moment où Maurizio envisageait de se remarier avec Paola, bien plus jeune qu'elle. D'origine modeste et d'une ambition démesurée, Patrizia avait-elle eu les dents trop longues, navrée d'avoir dû effacer de sa carte de visite le nom prestigieux de GUCCI ? C'est d'autant plus vraisemblable qu'après leur mariage, en parfaite femme fatale, elle avait réussi à faire de Maurizio un véritable loup au grand dam de son cousin Paolo GUCCI qui devra finalement abdiquer. Mais ce divorce aura aussi d'autres conséquences pécuniaires pour l'ex-épouse GUCCI et notamment une baisse de la pension qu'elle percevait depuis 1985 après quelques années difficiles pour la firme et des pertes conséquentes. Privée de l'espoir de rester une GUCCI malgré son divorce avec Maurizio, elle réagira très mal lorsqu'elle apprendra qu'il s'était défait de son empire en revendant la totalité de ses parts et elle projettera de lui donner une leçon.

    Ce qu'elle fera en se mettant en quête de tueurs susceptibles de pouvoir éliminer l'ancien homme de sa vie et leur avoir versé des acomptes. Un meurtre commis de sang froid à Milan en plein jour, ça n'arrive pas fréquemment ! Après avoir récupéré l'appartement et sauvegardé les intérêts des deux filles qu'elle avait eues avec Maurizio, une maladresse de l'un de ceux qu'elle avait recrutés pour le contrat, un certain SAVIONI, portier de nuit de son état, la fera repérer. Accusée d'avoir commandité le meurtre avec l'aide de plusieurs complices dont Giuseppina AURIEMMA l'ancienne voyante du couple GUCCI, Patrizia placée sur écoute et confondue en janvier 1997, elle sera condamnée l'année suivante à... 26 ans de prison, ce qu'elle aura du mal à admettre. Elle ira même jusqu'à évoquer la présence d'une tumeur au cerveau qui l'aurait empêchée de planifier un tel assassinat faute d'être en possession de toutes ses facultés puis ensuite elle parlera de la menace de tueurs qui l'auraient rançonnée ! L'inculpation de l'ex-femme vengeresse et ses allégations au tribunal, une affaire croustillante à souhait, fera la une de tous les médias. Libérée sous conditions en 2013 après avoir tenté de se suicider par pendaison avec un drap au tout début de sa peine et avoir été victime de crises de convulsion liées à son ancienne intervention au cerveau, elle révèlera sans rire qu'elle se sentait toujours comme une GUCCI. Peut-être la plus GUCCI de tous, cela après avoir été embauchée par le nouveau grand patron de GUCCI, un certain François-Henri PINAULT. Menant parallèlement à bien un projet sur lequel elle travaillait depuis plusieurs années et qui a donné lieu à Au nom de Gucci un livre publié chez Michel Lafon, elle y raconte la folle histoire d’Aldo GUCCI, ce génial entrepreneur italien qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, avait fait d’une enseigne familiale de Florence une griffe mondiale synonyme d’élégance et de luxe. Juste avant que GUCCI devienne la propriété de son ancien conjoint qui ne semblait pas avoir l'étoffe suffisante pour diriger une telle affaire, ce qui était également l'opinion de ses cousins. Au dire de certains lecteurs, elle semble avoir trouvé avec l'écriture une activité épanouissante qui lui permettra, ce serait souhaitable, d'oublier ses travers.

    Aujourd'hui, après s'être donné de nouveaux moyens et avoir éloigné tous les GUCCI de sa direction, la société que dirigeait Maurizio a repris du poil de la bête au sein d'un congglomérat régnant sur le marché des produits de luxe. En 2011, la société PPR d'Henri-François PINAULT en a pris le contrôle total après avoir fusionné avec sa filiale GUCCI Group qui réunissait déjà les marques Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Boucheron et Alexander McQueen. Peut-être en donnant des regrets à l'ancienne femme fatale qu'était Patrizia BIANCHI-GUCCI qui aurait, paraît-il, retrouvé l'amour dans les bras d'un nouveau cavalier à défaut d'avoir conquis l'héritier des PINAULT.

           

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