• La propagande discutable de Vichy

    La propagande discutable de VichyPendant quatre ans, le maréchal PETAIN a été à la tête d'une vaste conquête des esprits. Mais, au bout du compte, ces tentatives n'auront trompé personne malgré une propagande qui, comme celle de GOEBBELS en Allemagne, s'était efforcé de rendre plus belle cette collaboration avec l'occupant nazi. La devise Liberté, Egalité, Fraternité, bien que remplacée par le slogan pétainiste Travail, Famille, Patrie, que restait-il de toutes les valeurs humanistes qui étaient rattachées à notre pays ? Même si on justifiait ces nouvelles valeurs en pointant du doigt tout ce qui avait provoqué la chute du pays et de ses armées au printemps 1940.

    PETAIN avait beau clamer en 1941 à l'adresse de la population française des : Vous n'êtes ni vendus, ni trahis, l'opinion lui sera très vite défavorable. Comme peut en attester la photographie ci-dessus, le ravitaillement restait la préoccupation première des citoyens français qui n'avaient pas autant manqué depuis le siège de Paris de 1870. Paul MARION, l'ancien communiste devenu Ministre de l'Information s'y était attaché dès sa prise de fonctions, il fallait accentuer la différence avec ce qui se pratiquait auparavant et mettre en place d'autres thèmes. Apologie des valeurs traditionnelles, culte de la personnalité du maréchal, exclusion de ceux que l'on considérait comme des parasites et dont la responsabilité était manifeste : francs-maçons, Juifs, communistes, étrangers), aucun des collaborationnistes ne ménagera ses efforts pour qu'on en arrive à exclure de la vie nationale tous ces parasites, à commencer par les Juifs, dès la fin de l'année 1940. Et cela sans que les nazis aient eu à intervenir dans les affaires du gouvernement de Vichy.

    En avril 1942, propagande ou pas, le courant de sympathie dont bénéficiait jusqu'alors le vieux maréchal se tarira, en lien, à l'été, avec les premières rafles de Juifs et l'affaire du vieux Vel d'Hiv de juillet. Et en lien aussi avec la mise en place très controversée d'un STO dès février 1943 et un accroissement de l'outil répressif symbolisé par la création de la Milice de DARNAND. Des initiatives impopulaires que la propagande de Vichy et de Philippe HENRIOT ne parviendra pas à faire accepter. Devenu Ministre de la Propagande, ce dernier tentera de profiter de la radio pour diffuser ses messages mais sans parvenir à être entendu d'une grande majorité de Français.

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  • 1938, une année de peur

    En 1938, le monde entier avait peur et les bruits de bottes se rapprochaient dangereusement. A tel point qu'en France, le 24 septembre, les réservistes seront même rappelés. On croira quelque temps encore (article du Figaro en tête d'article) que les accords de Munich signés le 30 septembre seraient respectés, avant que les nazis ne pénètrent en Tchécoslovaquie au printemps 1939, alors qu'ils avaient déjà exigé qu'on leur restitue les territoires occupés par les Sudètes quelques mois auparavant. C'est Winston CHURCHILL qui, se moquant de Neville CHAMBERLAIN à son retour d'Allemagne, avait vu juste quand il dira : Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ! En septembre effectivement, le 3, ce sera la guerre après l'envahissement de la Pologne par l'armée allemande. On sait aujourd'hui ce qui aura prévalu après la fausse attaque menée à Gleiwitz le 31 août par un prétendu quarteron de mercenaires nazis auxquels HEYDRICH en charge de l'affaire avait fait endosser un uniforme polonais compromettant qui serait susceptible d'impliquer la Pologne, justifiant la colère d'Adolf HITLER le 1er septembre au matin.   

    Les images d'archives de la Gaumont diffusées ci-dessous donnent une idée de l'évolution au fil des mois de ce climat où prévalait un certain jeu de dupes.

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  • La solution finale et le terrible plan des nazis

    Comment les nazis ont-ils pu entraîner une nation entière dans un tel projet d'extermination ? La question reste encore, longtemps après, sur toutes les lèvres et il est bien difficile d'y répondre. Ce que l'on sait, c'est que le pire génocide de l'histoire de l'humanité a pris naissance dans le corps d'un adolescent désoeuvré qui s'ennuyait à Vienne en Autriche entre la conception de deux aquarelles et de quelques cartes postales. Avant, en fin manipulateur, qu'il réussisse à trouver autour de lui des gens assez fous pour combler ses désirs sans qu'il ait jamais rien eu à leur demander.

    Tout comme son mentor Adolf HITLER, Joseph GOEBBELS qui avait quelques comptes à régler, lui aussi, avec les Juifs, fera du cinéma qu'il dirigeait et d'un film : Le péril juif, un outil de propagande efficace qui sera l'un des plus utilisés dès 1935 et les lois d'exclusion de Nuremberg, afin de répandre en Allemagne l'idée que les Juifs étaient nocifs et qu'il fallait en débarrasser le monde comme on se débarrasserait de rats malfaisants. Le reportage qui suit montre de quelle façon les nazis s'y sont pris pour convaincre le peuple allemand, souvent insidieusement, en utilisant d'abord l'euthanasie pour sonder l'opinion et voir comment les gens réagiraient devant la disparition d'êtres proches, handicapés ou reconnus débiles et pas forcément juifs. Avec leur Führer, ils mettront cependant quelques années avant de trouver une solution à leur horrible et diabolique politique d'extermination. Ne fallait-il pas faire croire que les Juifs arrêtés seraient conduits à l'est dans des camps de travail comme à Therezienstadt et qu'ils y disposeraient même d'un certain confort ? Un confort avant la mort puisque certains seront ensuite acheminés vers Riga en Lettonie où on les tuera ! Les ordres avaient été clairs : il fallait que les meurtres soient exécutés loin de l'Allemagne et des yeux des compatriotes des nazis. Restait cependant à solutionner le fait que tuer les autres n'était pas forcément bien accepté par les soldats ou ceux que l'on chargeait de le faire ! Aussi, convenait-il en 1941 de trouver un moyen d'en éliminer davantage et d'un seul coup ! 

    C'est à Wannsee, un quartier de Berlin, après une cogitation extrême que sera décidé le 20 janvier 1942 de ce qui a été baptisé du nom de solution finale. Sous l'autorité de Reinhardt HEYDRICH et d'Heinrich HIMMLER, Adolf EICHMANN y proposera un plan d'extermination et l'assassinat méthodique des quelques 11 millions de Juifs recensés en Europe, plan qui se traduira rapidement par le massacre répétitif et quotidien dans les camps de concentration de 6 000 personnes. Sans que la disparition à Prague peu de temps après d'HEYDRICH, l'un des instigateurs, ne parvienne à stopper le processus de ce qui avait été décidé et surtout mis en oeuvre par EICHMANN, devenu pour l'Histoire, l'organisateur de la solution finale.

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  • L'une des héritières de la chienne aimait les gigolos

    Au printemps 1945, le fils de Magda GOEBBELS, Harald, officier de la Luftwaffe allemande, 23 ans, était arrêté comme prisonnier de guerre par les forces alliées dans la ville portuaire de Benghazi, en Libye. Libéré de sa captivité en 1947, son demi-frère Herbert et lui hériteront de l'empire industriel construit par leur père, Gunther QUANDT qui avait produit des armes pour le Troisième Reich. Avec, parmi leurs atouts les plus précieux des participations dans les constructeurs automobiles BMW et Daimler AG. Ce qui est certain, c'est que la progression de la fortune de la famille QUANDT a suivi la même trajectoire que celle des aïeux au XXe siècle. Sans pour autant que la famille QUANDT, murée dans un silence religieux, accepte de répondre aux interviews qui leur sont régulièrement proposés. 

    En 1883, après avoir géré l'entreprise textile de son regretté beau-père, Emil QUANDT l'a passée à son fils aîné, Günther qui en fera en 14-18 une affaire capable de quadrupler sa production d'uniformes. Malgré la capitulation allemande, Günther QUANDT se diversifiera dans d'autres secteurs, rachetant un fabricant berlinois de machines à coudre et de l'argenterie, et poursuivant ensuite son expansion. La première épouse de Günther décédée de la grippe espagnole, veuf avec deux fils, Hellmut et Herbert, il se remariera avec Magda FRIEDLANDER-RITSCHEL en 1920, le fils unique du couple, Harald naissant un peu plus tard. Hellmut décédé en 1927 de complications liées à une appendicite, QUANDT et Magda divorceront en 1929. Son ex-épouse remariée à Joseph GOEBBELS, Gunther QUANDT deviendra l'un des fournisseurs essentiels de l'effort de guerre allemand, malgré des relations avec le propagandiste nazi de plus en plus tendues (Photo ci-dessous). « Il y avait une rivalité constante », a déclaré lors d'un entretien téléphonique Joachim SCHOLTYSECK, professeur d'histoire à Bonn, auteur d'une étude commandée par la famille QUANDT quant à son implication nazie. Mais cette hostilité de GOEBBELS n'eut aucune influence sur la capacité de QUANDT à gagner de l'argent et de 1940 à 1945, les usines QUANDT comptaient plus de 50 000 ouvriers civils forcés, prisonniers de guerre et travailleurs déportés.

    L'une des héritières de la chienne aimait les gigolosAprès la guerre, Gunther QUANDT sera considéré comme un disciple nazi qui n'était pas officiellement impliqué dans les crimes du régime et pas aussi influent que des gens comme FLICK ou KRUPP, ajoutera SCHOLTYSECK, faisant référence à des industriels allemands condamnés à Nuremberg à des peines d'emprisonnement. ​​Gabriele et Stefan QUANDT ont reconnu les accords de leur famille avec le Troisième Reich dans une interview accordée à Die Zeit concédant que QUANDT s'était approprié les actifs de propriétaires de sociétés juives et que son fils Herbert avait fait construire une usine AFA dans laquelle des ouvriers avaient été employés comme des esclaves. Mais pour Gabriele QUANDT « son grand-père cherchait surtout une occasion d'élargir son empire personnel et si Magda a tué ses six enfants dans le bunker, leur père en fut chagriné car il aimait beaucoup ses demi-frères et sœurs. Une telle histoire de famille, dira-t-elle, on ne peut pas trouver pire ». « C’est une triste vérité que des travailleurs forcés soient morts dans les entreprises QUANDT », déclarera de son côté Stefan sans m'émouvoir davantage. Bon sang ne saurait mentir ! 

    Selon JUNGBLUTH, le biographe de la famille, il avait été décidé après le décès de Günther QUANDT en 1954 au Caire, qu'Herbert gérerait les participations dans l'entreprise de batteries, de voitures et de potasses, et qu'Harald superviserait les intérêts qu'ils détenaient dans des sociétés industrielles. Leur participation dans Daimler renforcée, Herbert sauvera BMW de l'effondrement dans les années 1960 après être devenu son principal actionnaire et soutenu le développement de nouveaux modèles. Harald décédé à 45 ans, dans un accident d'avion en Italie en 1967, les cinq filles orphelines, dont deux adolescentes, partagent la fortune de la famille. Les frères et soeurs essaient de se réunir plusieurs fois par an pour discuter de leurs investissements. Après une maîtrise en administration des affaires obtenue à l'INSEAD de Fontainebleau, en France, Gabriele QUANDT vit à Munich. Katarina GELLER-HERR est propriétaire de Gestuet Waeldershausen, un centre équestre situé à Homberg en Allemagne. Colleen-Bettina ROSENBLAT-MO convertie au judaïsme à New York à l'âge de 24 ans est créatrice de bijoux et dirige un studio et une salle d'exposition à Hambourg. Elle avait épousé Michael ROSENBLAT, un homme d'affaires dont le père germano-juif avait survécu à un camp de concentration. L'héritage des frères et des sœurs a bien entendu perduré au cours des décennies écoulées, Johanna, la veuve d'Herbert et leurs enfants Susanne KLATTEN et Stefan QUANDT restant actionnaires de BMW. Une seule sœur, Gabriele, porte aujourd'hui le nom de famille de QUANDT et aucune n’est active dans les affaires courantes du groupe. La fortune d'Herbert QUANDT décédé en 1982, a été partagée entre six enfants de trois mariages différents et les trois milliardaires détenaient ainsi, voici cinq ans, 46,7% du constructeur automobile basé à Munich. Que dire de plus sinon que depuis le décès de leur mère Inge survenu en 1978, les enfants QUANDT bénéficient de confortables rendements moyens supérieurs à 7% depuis 1981.

    D'où l'intérêt de certains gigolos pour les femmes de la tribu et pour une Suzanne KLATTEN (ci-dessus) qui devait avoir besoin de réconfort entre deux rendez-vous d'affaires. Comme grand-maman par alliance Magda GOEBBELS quand elle avait, entre deux perversités, à supporter d'être esseulée face à la guerre et aux préparatifs de celle-ci et à l'indisponibilité de celui qu'elle avait voulu mettre dans son lit, son "Führer adoré". Ces aveux n’ont néanmoins pas incité le public à devenir distants de gens devenus les plus riches d’Allemagne et dont les fautes des aïeux n'ont jamais été reconnues. Certes, on s'est efforcé de rattraper ce qui pouvait l'être. Les bureaux des familles à Bad Homburg portent par exemple les noms de Gunther et Harald QUANDT, et un prix "médias" Herbert QUANDT doté de 50 000 euros est décerné chaque année à des journalistes allemands. « Les QUANDT doivent vivre avec un nom parfois lourd à porter et cela fait partie de l'histoire, a déclaré avec aplomb SCHOLTYSECK, ce sera un rappel constant de la dictature et des défis auxquels les familles sont confrontées. » Puissent les victimes de ces gens-là oublier ce que ces derniers leur ont fait vivre !  

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    Jonathan Daval, menteur pathologique...

    Gray (Haute-Saône), fin octobre 2017... Le corps d'Alexia DAVAL, une jeune femme partie faire son jogging, est retrouvé carbonisé à quelques kilomètres de son domicile. Ce sont les certitudes des enquêteurs au terme des trois premiers mois d'enquête qui auront permis de faire éclater un début de vérité et de confondre celui qui était pourtant apparu éploré et dévasté lors d'une marche blanche organisée après le drame et les obsèques, un certain Jonathan DAVAL, l'époux d'Alexia. S'il apparaît que nous soyons encore loin de tout savoir et que d'autres éléments puissent apparaître, ce qui est certain c'est que le profil du meurtrier présumé interpelle. Car on aurait retrouvé à quelques kilomètres du lieu du crime un autre corps, celui d'un homme qui se serait donné la mort, et dont la disparition est encore floue. Jonathan DAVAL, empêtré dans ses mensonges, aurait-il fait appel à un tiers pour l'aider à transporter le corps de la jeune femme ? Et celui-ci aurait-il réellement participé à la macabre opération avant de se tuer ? Pour l'avocat des parents d'Alexia, Me Jean-Marc FLORANT, beaucoup de faits ne collent pas dans le dossier et les enquêteurs restent à la recherche d'un mobile. L'enquête promet d'être encore longue avant que le procès du menteur pathologique puisse avoir lieu, fin 2019. Si du moins il n'est pas reporté à cause de celle-ci car on ne semble pas avoir élucidé tous les faits. D'autant qu'après avoir incriminé son beau-frère Grégory GAY en juin dernier, l'époux d'Alexia vient une fois de plus de changer de version revenant à la thèse du départ face à la mère de la jeune femme lors d'une confrontation !

    L'émission CRIMES diffusée sur le câble vient de réaliser un reportage sur cette affaire qui promet d'être aussi touffue que l'avait été et que l'est encore celle du meurtre du petit Grégory VILLEMIN retrouvé mort dans la Vologne à l'automne 1984.

     

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  • « La valeur morale d'un homme commence là où celui-ci est prêt à sacrifier sa vie pour ses convictions. » C'est ce qu'affirmait le général Henning von TRESCKOW sans imaginer qu'en juillet 1944 son projet d'attentat visant Adolf HITLER fomenté avec Klaus von STAUFFENBERG et quelques autres officiers de la Wehrmacht comme le général von KLUGUE, serait un échec et qu'il serait aussitôt condamné. Ce qui l'incitera dès le lendemain de celui-ci à se faire sauter à l'aide d'une grenade dégoupillée pour échapper à une fin nettement plus brutale.

    Déjà choqué par la brutalité avec laquelle leur Führer s'était débarrassé en juin 1934 d'Ernst ROHM pendant une Nuit des Longs Couteaux restée célèbre, puis le nombre d'atrocités et de barbaries commises sur le front au nom de l'armée allemande, le général faisait partie de ces officiers qui ne se sentaient plus liés à ce que décidait Adolf HITLER. Surtout depuis qu'il s'était attribué ce titre pompeux de chef des armées, commettant de graves erreurs stratégiques lors de la conquête de l'espace russe. Avant de se résoudre à tenter cette opération, von TRESCKOW se doutait cependant que leur réussite à tous ne tiendrait qu'à peu de choses, car à plusieurs reprises déjà, leur Führer avait miraculeusement échappé à la mort. Approuvée dès 1943, cette opération qui prendra le nom d'Opération Walkyrie mettra un certain temps à pouvoir être mise en oeuvre, sans doute faute d'avoir rallié aux comploteurs suffisamment de volontaires prêts éventuellement à se sacrifier, parmi lesquels figurait l'amiral CANARIS qui était depuis 1938 déjà ouvertement contre le pouvoir nazi. Car réussir à prendre le contrôle de l'ensemble des services administratifs à Berlin et à convaincre les autorités d'occupation qui faisaient front en France aux Alliés en Normandie demandait en effet beaucoup d'organisation.

    Le reportage ci-dessous revient sur ce qui avait précédé cette opération ainsi que sur les conséquences de celle-ci.

      

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