•  Alexandra Henrion-Caude, la chercheuse vilipendiée 

    Alexandra Henrion-Caude, la chercheuse vilipendiée

    On aurait, paraît-il, été trop indulgents avec cette chercheuse en lui donnant de trop la parole ! Dans un entretien qu'elle vient d'avoir avec Karl ZERO (à découvrir ci-dessous), elle s'en explique regrettant a contrario n'avoir jamais pu s'exprimer comme les autres, ni d'avoir pu débattre avec eux sur des sujets qui sont devenus essentiels.

    A l'origine des attaques qu'elle vient de subir, un livre (ci-contre) où la généticienne évoque ce qu'est son combat contre ceux qu'elle a baptisés d'apprentis sorciers. Elle y évoque ses doutes concernant les vaccins à ARN messager, dont elle estime qu’ils nous modifieront génétiquement. Selon elle, ces vaccins modifieraient en effet le patrimoine génétique, accélèreraient le vieillissement et provoqueraient des malformations de foetus, des fausses couches ainsi que des troubles neurologiques. Cet ARN messager qu'ils contiendraient serait 98 fois plus dangereux que la Covid-19 elle-même. Il est vrai qu'Alexandra HENRION CAUDE est aujourd'hui connue davantage pour son opposition depuis 2020 à la politique sanitaire mise en place pour gérer la crise liée à la lutte contre le COVID 19. Une crise qui la verra être favorable, comme le Professeur RAOULT, à un traitement par l'hydro-xychloroquine. Mais son dernier ouvrage sur tout ce que cache la vaccination a valu depuis à Alexandra une véritable guerre déclenchée par les laboratoires et tous ceux que cette campagne de vaccination aura enrichis. Et également par un certain Axel KAHN contre lequel elle a porté plainte. Alors qu'il la considérait jadis comme une chercheuse brillante, il avait déclaré récemment qu'il ne pouvait plus considérer comme telle depuis qu'elle s'était illustrée par des déclarations pas tellement différentes des pires positions complotistes. A tel point que la chercheuse a été qualifiée de « leader des antivax » !

    L'ancienne directrice de l'INSERM qui s'était lancée dans un véritable combat lors de la sortie en octobre 2020 du film HOLD-UP de Pierre BARNIERAS est depuis considérée comme l'une des têtes pensantes de ceux que la Macronie a choisi de prendre pour des complotistes. Au même titre que Christian PERRONNE qui s'est vu lui sanctionné par la perte de son emploi à l'Hôpital de Garches et qui avait dénoncé dans un livre un certain nombre d'erreurs commises par le gouvernement. 

     

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  • 30 juin 1934... La nuit des longs couteaux

    Menacé par le vieux Président Paul von HINDENBURG et poussé par les dignitaires du régime nazi, c'est le 30 juin 1934 qu'HITLER a dû se résoudre à écarter du pouvoir son vieux complice des premières heures Ernst ROHM. Au cours de cette nuit du 30 juin et jusqu'au surlendemain 2 juillet, des centaines de membres des sections d'assaut (SA) du parti nazi furent assassinés par les SS, de Berlin à Munich. La nuit des Longs Couteaux est l'expression utilisée par les historiens pour désigner cette purge sanglante perpétrée par les nazis au sein de leur propre parti. Cette vaste série d'assassinats visait à "nettoyer" le NSDAP, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, de ses opposants internes. Sans doute certains dignitaires nazis comme GOERING, GOEBBELS, HIMMLER ou HEYDRICH avaient-ils réussi à persuader HITLER que les actions et les violences de cette armée alors composée de près de trois millions d'hommes commençaient à devenir gênantes pour le Führer. Avant que le ton ne se mette à monter entre les deux anciens camarades. Des pièces et un dossier de fausses preuves suggérant que Röhm préparait un coup d'état, soutenu par la France, contre Hitler avaient été conçues et il n'en n'avait pas fallu davantage pour convaincre ce dernier d'éliminer le dirigeant et procéder à un "nettoyage" des SA.

    Les SS débarquèrent en force dans la pension Hanselbauer, à Bad Wiessee, dans les Alpes bavaroises, où se trouvait ROHM et quelques autres responsables des SA. Présent sur place, HITLER accusa son ancien camarade de trahison et le fit arrêter puis emprisonner. Le 2 juillet, on lui laissa dix minutes pour se suicider à l'aide d'une arme mais ce fut finalement un officier SS, un certain EICKE qui le tua, ROHM ayant refusé. Le film ci-dessous revient sur cette tragique nuit.

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  • Juan Pujol Garcia, l'espion méconnu

    Les derniers documents consacrés à la préparation du débarquement de juin 1944 mettent en lumière les agissements d'un personnage dont le nom reste pourtant méconnu d'un grand nombre de ceux qui s'intéressent aux derniers jours de la guerre entreprise contre l'Allemagne nazie. Le nom de ce personnage : Juan PUJOL GARCIA ou GARBO, un Espagnol, le plus grand agent double qu'aura connu la seconde guerre mondiale, un homme vraiment doué pour raconter des histoires. On dit même que les Anglais l'auraient surnommé GARBO à cause de ses talents reconnus d'acteur.

    Décoré par une "croix de fer nazie" en juillet 1944, PUJOL GARCIA est pourtant celui qui aura trompé l'Allemagne hitlérienne à un moment crucial, celui du débarquement en faisant croire aux services secrets nazis que celui-ci aurait lieu, non en Normandie comme on avait d'abord tenté de leur faire croire, mais dans le Nord, à Calais. Il est vrai que celui qui avait pour nom en Allemagne ARABEL vivait en Angleterre et qu'il avait accès à des informations pertinentes sur les préparatifs d’Overlord grâce à son réseau d’agents infiltrés au royaume de Winston CHURCHILL ! Le MI5 qui l'avait pourtant éconduit lorsqu'il avait proposé ses services au début de la guerre dira de lui qu'il avait un style simple et vivant, une grande ingéniosité et un zèle fait de passion et d'idéalisme dans son travail, ce qui lui sera plus qu'utile. Sans se douter un seul instant que ce prodige de l'espionnite aiguë, de son vrai nom Juan PUJOL GARCIA, travaillait en fait pour les services secrets Britanniques, les nazis devront s'avouer vaincus au moment du débarquement opéré en Normandie ! Précisons que cet Espagnol qui avait mal vécu l'arrivée au pouvoir du Général FRANCO dans son propre pays avait une sainte horreur de la dictature et il semble que cela ait prévalu au moment de son engagement.

    De Lisbonne au Portugal, PUJOL GARCIA parviendra à décrire des mouvements de flottes ennemies, se créant pour les besoins un solide réseau d'une vingtaine d’informateurs pour propager ses fausses informations aux Allemands. Le plan de débarquement Overlord Normandie continuant à être préparé scrupuleusement, on s'arrangera pour crédibiliser le faux plan de Calais de monter une véritable opération de camouflage en faisant appel à la magie de studios de tournage américains. De faux avions et de faux blindés ainsi que de fausses unités conçus en caoutchouc seront disposés face au Nord de la France que les avions nazis ne parviendront pas à identifier comme étant des faux ! Et la supercherie fonctionnera ! Mieux, EISENHOWER donnera son accord à GARBO pour qu'il envoie un message aux Allemands quelques heures avant le débarquement pour les informer de l'imminence de celui-ci... en Normandie ! Juste histoire de les tromper un peu plus car ce message ne sera pas pris au sérieux et attribué à des Anglais qui avaient visiblement envie de ne pas être arrêtés à... Calais ! Un magnifique tour de passe-passe qui incitera les troupes nazies à ne pas gagner la Normandie le 6 juin, toujours convaincus qu'un second débarquement serait opéré quelques jours plus tard dans le Nord ! 

    Juan Pujol Garcia, l'espion méconnu

    On apprendra bien après la fin du conflit que la femme de l'illustre espion, Araceli GONZALES, aurait pu tout faire capoter en révélant en 1943 sa double-couverture à l'ambassade espagnole au Royaume Uni. A l’époque, la jeune femme se sentant esseulée dans une maison londonienne placée sous haute sécurité avec son mari et son fils avait été priée de ne plus fréquenter de ressortissants espagnols, de peur qu’elle ne révèle sa double vie. Détestant le climat anglais, elle avait de surcroît en horreur la nourriture britannique, se plaignant de l'abondance de macaronis, de pommes de terre, et d'un défaut de poisson à ses repas ! Le désir de la jeune femme de rentrer dans son pays, pour revoir sa mère, la conduira à se comporter de manière déséquilibrée, mettant en danger tous les plans qui avaient été adoptés pour tromper les nazis. Les services secrets britanniques seront même contraints de faire croire à l'épouse dangereuse que Juan PUJOL GARCIA avait été arrêté et que, si elle voulait qu'il soit libéré, elle se devait de se taire ! Pour rendre l'histoire crédible, on l'amènera dans un centre d'interrogatoire des services secrets, le Camp 020, où l'espion espagnol était enfermé. Une pseudo arrestation et un simulacre qu'elle vivra mal puisqu'elle essaiera de se suicider chez elle en ouvrant le robinet du gaz.

    Juan PUJOL GARCIA s'estimant probablement en danger à la fin de la guerre après ses différents tours de passe-passe s'éclipsera et on ne retouvera sa trace qu'en Amérique du Sud dans les années soixante-dix. Revenu un temps en Grande-Bretagne, il mourra en 1988 à 76 ans ! 

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  • Pierre de Benouville, le résistant aux lourds secrets

    Pierre de Benouville, le résistant aux lourds secretsL'affaire de Caluire dans la région lyonnaise qui a vu Jean MOULIN (ci-contre) dit MAX, tomber un 21 du mois de juin 1943 dans les filets du boucher lyonnais nazi Klaus BARBIE a souvent évoqué la participation indirecte de gens qui n'ont pu être localisés qu'après bien des recherches et quelques témoignages dont certains ont été contestés. Parmi ces gens, l'homme de l'extrême droite qu'est l'ancien Camelot du Roi, le général de brigade Pierre GUILLAIN de BENOUVILLE dit Barrès qui était profondément anticommuniste. Il apparaît indirectement impliqué dans ce qui reste une véritable chausse-trappe, ne serait-ce que par les liens amicaux qu'il avait tissés avec René HARDY. Il est vrai que cet ancien royaliste qui avait été proche de la Cagoule avant-guerre avait, au début du conflit, soutenu PETAIN. Antisémite il deviendra par la suite, parallèlement à ses engagements politiques, directeur de JOURS DE FRANCE le magazine de Marcel DASSAULT, ce qui tend à démontrer que l'homme savait être opportuniste et s'allier aussi au bon moment avec ceux qui pouvaient être utiles aux idées qu'il défendait. Il sera d'ailleurs un temps Gaulliste alors qu'avec le mouvement Combat il s'était opposé durant la guerre au rôle qu'entendait jouer Charles de GAULLE à Londres. Du moins jusqu'à ce que ce dernier le nomme général de brigade. En 1995, il ajoutera même une page de plus à sa méritocratie personnelle en intervenant auprès du Président MITTERRAND pour qu'il adoube Jacques CHIRAC. Que l'ancien Résistant et secrétaire de Jean MOULIN, Daniel CORDIER, ait pu le présenter comme un aventurier, n'est donc pas surprenant ! Bien que l'opinion de ce dernier ne convenait pas du tout au neveu du disparu, le général Jacques HOGARD, qui reprochait à l'ancien secrétaire du Préfet d'Eure-et-Loir d'avoir voulu régler quelques comptes avec tous ceux qui, anciens partisans de l'extrême-droite, appartenaient à un courant dont il avait été proche à Pau avant de gagner Londres.

    Pour certains observateurs qui ont voulu faire de GUILLAIN de BENOUVILLE un bouc-émissaire dans l'affaire de l'arrestation de Jean MOULIN dont Gérard CHAUVY, le rôle de ce "général" manque cependant de clarté. Notamment lorsqu'il s'est agi de savoir dans quelles conditions s'était tenue le 21 juin 1943 la réunion de Caluire chez le docteur Frédéric DUGOUJON place Castellane et quels étaient ceux qui devaient y participer. Pour certains, il aurait été à l'origine de la présence de René HARDY dont il savait qu'il avait pourtant été arrêté par la Gestapo de BARBIE quelques jours plus tôt et que son ami René avait parlé après avoir été "mis sous pression", révélant aux Allemands ce qu'ils voulaient savoir à propos de ce "Monsieur MAX" qui les faisait danser depuis déjà un certain temps et qu'ils soupçonnaient de diriger la résistance lyonnaise en liaison avec Londres et un certain de GAULLE. Si l'on en croit ce que Lydie BASTIEN, la maîtresse du cheminot résistant, a pu dire dans des confidences publiées après sa mort, ce qui est contesté par les historiens, elle aurait elle-même prévenu de BENOUVILLE de l'arrestation de René HARDY et des menaces que les nazis avaient proférées à son égard s'il ne parlait pas. De BENOUVILLE savait donc tout cela au moment de l'organisation de cette réunion chez le docteur DUGOUJON et le bon sens aurait voulu qu'il intervienne dès lors pour faire reporter ladite réunion, ce qu'il ne fera pas. Mais l'ancien Gaulliste Jacques BAUMEL avouera par la suite que le même de BENOUVILLE était lui aussi tombé sous le charme de la vénéneuse Lydie BASTIEN. En 1970, le futur directeur de Jours de France dont il était devenu le directeur (photo ci-dessous) invitera même à un cocktail l'ancienne petite amie de HARDY, peut-être pour avoir une idée de la façon dont elle avait traversé toutes ces années de suspicion. Dans le film "l'Affaire Jean Moulin" d'AKNINE (1) critiqué par tous les partisans de de BENOUVILLE, on voit justement celui-ci joué par l'acteur Aladin REIBEL tenter de rassurer un René HARDY (Bernard YERLES) inquiet du rôle qu'aurait pu jouer Lydie dans son arrestation à Chalon-sur-Saône, alors que les deux hommes prenaient une douche aux douches municipales. Reconnaissons que le film d'AKNINE ne privilégie pas des gens comme GUILLAIN de BENOUVILLE, ni FRENAY, c'est l'évidence même, mais il se peut aussi que cette vérité, qui a été recoupée maintes et maintes fois, soit très contrariante pour bien des opposants à Jean MOULIN !

    Pierre Guillain de Benouville, le résistant aux lourds secretsAlors, que croire et surtout qui ? Certes, le mariage de l'intéressé au moment même où MOULIN était arrêté fournira à de BENOUVILLE un merveilleux alibi. D'autant qu'il était l'un des responsables du mouvement Combat et qu'en l'absence d'Henri FRENAY, sa présence aurait été souhaitable à Caluire de façon à ce que les opposants à l'ancien préfet puissent prendre la parole et défendre leur position face à MOULIN. Mais ce qui a moins été souligné, c'est que le départ de Lyon de GUILLAIN de BENOUVILLE pour son mariage dans les environs de Toulouse ne serait intervenu que le 21 juin au soir à 21 heures et qu'il aurait donc tout à fait pu assister à cette réunion. Comme le dira un chroniqueur sur Agoravox : « Aussitôt que Pierre de Bénouville eut donné l’ordre qui allait provoquer l’arrestation des membres de l’Armée Secrète à Caluire, et, élément essentiel, l’arrestation du chef de la Résistance (Jean Moulin), il est parti se marier, de façon très improvisée, à... Toulouse ! » HARDY poursuivi en 1947 et 1950 puis relaxé par les tribunaux, tentera d'ailleurs de "mouiller" son ancien ami de captivité de BENOUVILLE et il lui présentera par la suite des excuses. Précisons que les deux hommes avaient effectivement noué des liens de complicité lorsqu'ils avaient été arrêtés en 1941 et emprisonnés ensemble. Accusé également par d'autres d'avoir donné MOULIN aux Allemands par calcul politique, ce qui est certain c'est que GUILLAIN de BENOUVILLE, décédé en décembre 2001, a emporté avec lui son secret, si du moins il en avait un. Alors qu'il était membre du mouvement Combat dirigé par Henri FRENAY, une fiction (1) réalisée autour des engagements de résistant de Jean MOULIN montre que celui que l'on présente encore comme un Gaulliste de la première heure était opposé au leadership de l'ancien préfet au moment de la désignation d'un nouveau responsable de l'Armée Secrète en juin 1943 et que, partant de là... D'autant qu'on était, semble-t-il, chez Combat favorable au principe de ne pas laisser MOULIN confisquer la Résistance au seul profit de Londres et de... Charles de GAULLE ! Une thèse que défendra VERGES l'avocat de BARBIE lors de son procès de 1987 pour compromettre de BENOUVILLE. Mais, pour d'autres, cette arrestation de Jean MOULIN n'aurait rien à voir avec son opposition à de BENOUVILLE, mais plutôt au fait qu'un certain Raymond RICHARD, ancien cagoulard lui aussi, ait pu infiltrer leur mouvement et donc recueillir quantité de secrets. RICHARD, qui avait réussi à se faire passer pour un collaborateur de Combat, était en fait, c'est vrai aussi, un agent de l’Abwehr depuis juillet 1940, "traité" par le comte Alexander von KREUZ et, parallèlement, aussi un agent de la Gestapo. Il tissera des liens plus ou moins intimes avec l'opportuniste de BENOUVILLE et plusieurs dirigeants du mouvement Combat.  

    Il arrivait encore assez récemment au respectueux centenaire Daniel CORDIER décédé en novembre dernier, de témoigner de ce qu'avait été Jean MOULIN, mais sans qu'il aborde ce délicat chapitre de compromission qui ne donne pas un très bon sentiment de ce qu'étaient les liens entre tous ces résistants et parce qu'on ne saura jamais quels étaient ceux qui avaient projeté de renverser l'ancien préfet !

    (1) Jean Moulin, une affaire française, un film de Pierre AKNINE, avec Francis HUSTER et A. REIBEL dans le rôle de de BENOUVILLE 

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