• Philippe Henriot, la voix de la France allemande

     Philippe Henriot, la voix de la France allemande

    Philippe Henriot, la voix de la France allemande Philippe HENRIOT reste l'une des figures marquantes  de la collaboration avec les nazis, une période durant laquelle il aura été considéré, à l'instar de Joseph GOEBBELS en Allemagne, comme le responsable de la propagande gouvernementale de Vichy. Ce qui justifiait bien que les deux hommes puissent se rencontrer (article presse ci-contre)Le courant passait bien entre eux et, au sortir de cette première et unique entrevue, les deux hommes avaient confié à leurs proches tout le bien qu'ils pensaient l'un de l'autre. En le raccompagnant, l'Allemand avait même glissé à l'oreille du Français que le débarquement en Normandie, qui avait commencé la veille, n'était qu'un leurre et que le bon, le vrai, celui que tout le monde attendait impatiemment se produirait dans le Pas-de-Calais. Comme le Reich l'avait toujours prévu… Sans doute pour le rassurer sachant que ses jours étaient comptés. 

    HENRIOT avait failli être écrivain et il aurait voulu être une plume avant d'épouser des causes pour le moins discutables et, comme l'a été Adolf HITLER, il sera l'illustration même de l'artiste contrarié. Un artiste qui trouvera à une tribune dès 1925 l'occasion de se rendre compte, lui aussi, qu'il avait des donc d'orateur. Un temps député de la Gironde au début des années trente, il participera à la chute du gouvernement de Camille CHAUTEMPS au moment de l'affaire STAVISKY. Tout d'abord opposé aux Allemands, il semble qu'il ait mesuré assez rapidement tout ce qu'il pourrait tirer d'une entente avec le dictateur nazi. D'autant qu'il était déjà un admirateur de FRANCO et de MUSSOLINI. « Il voyait dans le nouveau régime l’État autoritaire qu’il souhaitait, débarrassé des arguties de la démocratie et, en PETAIN, l’incarnation de la droite réactionnaire et traditionaliste dont il était lui-même issu », écrira à son propos un biographe. En février 1942, il aura l'occasion de prononcer son premier discours et d'acquérir une certaine aura qui lui vaudra d'animer ensuite quantité de tribunes avec un timbre de voix assez caractéristique. Devenu milicien dès 1943, anticommuniste et antisémite, ses émissions sur Radio-Paris en feront un tribun de tout premier plan qui sera abattu par la Résistance le 28 juin 1944 dans son propres ministère de l'information de la rue Solférino, là même où le Parti Socialiste s'installera quelques décades plus tard lorsque la génération MITTERRAND sera au pouvoir. Lors de la débandade de Vichy en juin, sa haine des Juifs, des « rouges », de la « secte » maçonnique, de la finance anglo-saxonne, des Alliés et des « terroristes », éclatera avec toute la virulence dont il était capable. Son petit-fils, Jacques HENRIOT sera, de 1988 à 2011, le secrétaire départemental de la fédération du Front National des Pyrénées Atlantiques.

    Dans l'extrait vidéo qui suit, l'humoriste Pierre DAC qui a aussi été pendant la guerre la voix de la Résistance de Londres, réagissait à une attaque d'HENRIOT qui lui reprochait comme à tous les autres Juifs de ne pas aimer la France.

     

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