• Jacques Doriot, celui qui voulait faire führer

    Jacques Doriot, celui qui voulait faire führerAlors qu'il faisait partie des Jeunesses Communistes et qu'il était ensuite devenu le leader du Parti Communiste Français, Jacques DORIOT, l'ancien maire de Saint-Denis, deviendra dès le début de la guerre 1939-45 l'un des rouages de la collaboration avec les nazis.

    Celui que l'on surnommait "Le petit Führer français" avait indiscutablement pour lui un certain talent d'orateur et il savait parler aux foules. Enfant du prolétariat, ébloui par la réussite de LENINE en Russie révolutionnaire, devenu plus jeune député de France à 24 ans, et considéré comme un révolutionnaire professionnel, il aimait aussi être insolent et provocateur. C'est l'arrivée de STALINE aux commandes en Russie qui l'amènera à défier la nouvelle ligne communiste telle que "le petit père des peuples" l'avait voulue. Tout en conservant la mairie de Saint-Denis qu'il avait arrachée de haute lutte en 1931 et dont il sera chassé en 1937 pour avoir "profité" de sa position au détriment de la municipalité. Exclu du PCF en 1934 du fait de sa rivalité grandissante avec Maurice THOREZ et de projets de reconquête d'un électorat jugés peu crédibles, il créera peu de temps après le Parti Populaire Français afin, selon lui, de pouvoir accueillir tous les Français, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs origines. Prolétariennes ou autres. Son but était aussi à titre de revanche sur ses anciens partenaires et amis d'en faire une machine de guerre anticommuniste. Opposé au Front Populaire de Léon BLUM, et attiré par les splendeurs d'une vie plus facile menée aux côtés de créatures de rêve et d'excès en tout genre, il abjurera dès lors son passé, convaincu de pouvoir sauver la France du Bolchévisme, alors qu'avant 1924, il avait souvent accepté d'échanger avec LENINE. Il semble que le fait d'avoir été vaincu par THOREZ et d'avoir été désavoué par le nouveau maître du Kremlin, qui se méfiait de ses emportements d'homme exalté, l'aient amené à cette radicalisation et, plus curieusement, à devenir le fasciste virulent qu'il sera à partir de 1938, convaincu deux ans plus tard que l'Allemagne d'Adolf HITLER serait pour longtemps en France et qu'en l'admettant, son pays pourrait continuer à exister et qu'il pourrait trouver une place au sein du nouvel échiquier, lui, l'être assoiffé de pouvoir qui n'avait pas renoncé à ses ambitions personnelles. Une option qu'il soutiendra viscéralement et qui le verra créer la L.V.F (Légion des Volontaires Français) afin d'envoyer combattre l'Armée rouge aux côtés des Allemands. Réfugié en Allemagne en 1944, il tentera de mettre en place un « Comité de libération française ». Il mourra lors du mitraillage de sa voiture par deux avions et les circonstances de sa mort seront l'objet de controverses.

    Le film qui suit est très bien fait puisqu'il montre tout ce qui a pu contribuer à changer les options que le jeune DORIOT défendait aux côtés de LENINE et son long cheminement d'homme dévoyé. 

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