• 6 juin 1944... les Alliés, enfin !

    6 juin 1944... les Alliés, enfin !... Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone... Si beaucoup l'attendaient impatiemment, c'est la chute de cette poésie de VERLAINE qui sera le signe d'une revanche sur l'occupant après une tentative mineure réalisée en août 1942 sur Dieppe qui laissera sur le carreau plusieurs centaines de combattants canadiens et britanniques.

    10 000 avions avaient été préparés en Angleterre en vue de l'assaut final de cette journée auquel travaillaient déjà depuis de nombreux mois les Etats-Unis, les Britanniques, les Canadiens, les Français et quelques autres et 10 000 bateaux étaient prêts à prendre la mer. Avec 140 000 hommes, un nombre qui sera porté à 200 000 et 20 000 parachutistes ! Mais, une mer passablement démontée le 5 juin obligera le général Dwight EISENHOWER à reporter l'opération Overlord de vingt-quatre heures au 6. Et le 6 juin 1944 au petit matin, après avoir hésité une trentaine de secondes et bien qu'on lui ait prédit une perte de 80% de ses effectifs, IKE donnera le feu vert. A la grande surprise des nazis qui étaient persuadés que ce débarquement allié imposant aurait lieu dans le Pas-de-Calais, à deux pas de l'Angleterre et que leur Führer, avait pris pour une opération de diversion. Un scénario que des spécialistes alliés s'étaient plu à fortifier et qui porte un nom : Fortitude. On avait même été jusqu'à faire appel à des armes, des avions et des véhicules factices en plastique gonflable que des avions de reconnaissance allemands avaient pris pour des vrais. A tel point qu'une grande quantité des forces allemandes étaient restées concentrées dans le Pas-de-Calais (240 000 hommes contre seulement 100 000 en Normandie). A Berchtesgaden, au Berghof où le Führer et sa cour attendaient d'être fixés sur une opération de plus en plus prévisible dans ce Pas-de-Calais, on s'était une fois de plus couché aux petites heures de l'aube après la projection de films et, au grand désespoir des responsables des armées nazies et d'Erwin ROMMEL, il ne sera pas question pour l'intendance des lieux de réveiller "le Fiancé de l'Allemagne" avant la fin de la matinée !

    Promu commandant en chef des forces allemandes sur la côte Ouest, le maréchal ROMMEL, qu'Adolf HITLER suspectait déjà de comploter contre lui, avait ordonné que l'on installe sur les plages de Normandie des pieux en ferraille et des pics en béton profondément enterrés et solidement ancrés dans le sol susceptibles de pouvoir éventrer les bateaux ennemis à marée haute, les obligeant à débarquer de ce fait à marée basse sur des plages d'où il serait plus facile de les déloger. Ainsi que suffisamment de mines susceptibles de ralentir la progression des équipages alliés en cas de besoin. Faites de tout ça une forteresse imprenable lui avait dit HITLER en lui confiant la responsabilité de veiller sur le Mur de l'Atlantique. Mais ROMMEL voyant quel était la météo début juin, avait hélas prévu de s'absenter pour fêter l'anniversaire de son épouse et rendre visite au Führer afin de lui demander davantage d'armes. Sans imaginer que le pire se produirait durant cette courte absence et que celui-ci, en s'entêtant, refuserait de prendre au sérieux ce débarquement avant de se raviser, mais trop tardivement pour pouvoir inverser les choses.

    Soixante-quinze ans après cet important fait d'armes doublé d'une intoxication de l'ennemi remarquablement conduite, France-Télévision vient de consacrer une émission sur ce débarquement en s'attardant sur les nombreux préparatifs que l'opération avait nécessités.

     

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