• Alfred Rosenberg, le froid théoricien nazi

    Alfred Rosenberg, le théoricien nazi froid

    Issu d'une famille germano-balte, ministre du Reich aux Territoires occupés à l'est, Alfred ROSENBERG, l'un des chefs nazis les moins connus, était pourtant l'idéologue du régime. Parallèlement au brûlot Mein Kampf, hostile au Christianisme, il avait publié en 1930 Le mythe du vingtième siècle souhaitant apporter la preuve que le peuple romain avait perdu sa vitalité raciale. A cause de la honte du péché, et notamment celui de la chair, qui, pour lui, entraîne une honte vis-à-vis de la conscience raciale et une perte de confiance en soi. Dès la fin de l'année 1918, ROSENBERG s'était convaincu que la lutte entre les races allait d'ailleurs devenir le moteur principal de l'histoire. Animé par un antisémitisme obsessionnel, qui nourrira les pages de Mein Kampf, il sera l'un des premiers à fréquenter l'Ordre de THULE et à y rencontrer Adolf HITLER que lui présentera Dietrich ECKART. A un moment où apatride puisqu'ayant fui Moscou, déraciné, il était en recherche de milieux populistes et multiformes comme ceux que fréquentait un certain Guido von LIST. Rendant souvent visite au dictateur à la prison de Landsberg, il sera un temps pressenti pour être le dauphin de celui-ci malgré Rudof HESS. Après la prise de pouvoir des nazis en 1933, reconnu être colérique et piètre administrateur, il subira la haine de gens comme Hermann GOERING, Heinrich HIMMLER ou Joseph GOEBBELS qui l'écarteront de tous les postes ministériels, le cantonnant à un simple rôle secondaire aux Affaires étrangères du parti. Ce qu'il n'oubliera pas après coup lorsqu'il aura à souligner le comportement discutable d'une certaine Magda GOEBBELS qui avait été passablement choquant durant les Jeux Olympiques de 1936.

    Reconnu responsable des massacres organisés dans les pays à l'Est de l'Allemagne, il sera exécuté par pendaison le 16 octobre 1946 avec d'autres dignitaires nazis à Nuremberg. 

    Le témoignage de 400 pages manuscrites sur le premier cercle de fidèles au nazisme et à leur Führer, qui avait disparu lors du procès de Nuremberg, sur lesquelles ce sinistre Raspoutine germanique avait consigné ses pensées, de 1936 à la chute du régime nazi, vient de réapparaître à New York. On peut y lire que « si la Pologne avait encore régné quelques décennies supplémentaires sur les anciennes parties du Reich, tout serait pouilleux et délabré alors qu'ici, désormais, seule peut gouverner une main de seigneur sûre de son objectif ». Ce document est d’une importance capitale dans l’étude de l’Holocauste. Car ce journal met en lumière plusieurs éléments clés de la politique du Troisième Reich, source d’informations importante pour les historiens, qui pourrait d’ailleurs confirmer sinon contredire certains documents déjà connus (voir extrait vidéo ci-dessous).

    Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :