• L'horrible crime satanique d'Aubervilliers

    L'horrible crime satanique d'Aubervilliers

    L'horrible crime satanique d'AubervilliersAffreux, horrible… Les adjectifs manqueraient presque en cette matinée du 15 janvier 2004 pour décrire ce que les enquêteurs ont découvert à Aubervilliers au domicile de Maria de Jésus LOPES 172 rue André Karman, une septuagénaire d'origine portugaise retrouvée morte ! Mais morte pas seulement d'un âge avancé comme elle aurait pu l'être à un peu plus de soixante-dix ans, non ! Car les enquêteurs retrouveront la vieille dame dans un véritable méli-mélo et un décor d'où s'échappait une forte odeur d'encens, son corps sur lequel des inscriptions religieuses avaient été gravées ayant été mutilé comme si on avait voulu faire de son corps un parchemin ! Reposant sur le ventre à même son lit, elle avait un crucifix dans la main gauche, une image du pape sur la tête et une de sa fille sur les fesses, la jambe droite avait été quasiment sectionnée, et une épingle à nourrice plantée dans un genou. L'autopsie a déterminé qu'elle était morte étouffée. De l'avis de l'une de ses voisines qui ne sera que peu entendue, il s'avèrera que la vieille femme aurait hurlé dans la nuit, mais sans curieusement que celle-ci intervienne ou appelle la Police à l'aide ! Les experts consultés parleront très vite de crime satanique et un prêtre exorciste sera consulté pour que l'on comprenne mieux la signification d'une telle mise en scène ! Un dénommé Mounir Aït MENGUELLET (en tête d'article) âgé de 28 ans, dont le père Lounis propriétaire du logement qu'occupe la vieille femme est une célébrité en Algérie, sera suspecté d'être l'auteur de cette monstruosité mais il refusera d'en endosser la responsabilité. C'est la fille de la vieille dame Christina qui, venue confier la garde de sa petite fille à sa mère, découvrira l'horrible carnage après n'avoir tout d'abord pu rentrer dans son appartement où se trouvait un homme qui, lui ouvrant ensuite et seul témoin présent dans les lieux, l'empêchera de rentrer. Ce qui explique les nombreuses traces de griffures relevées sur un homme par les enquêteurs qui prétendra être seulement venu prendre le petit-déjeuner avec la vieille femme avec laquelle il avait passé la soirée précédente à parler religion et qui lui aurait fait des avances. Il confiera aux enquêteurs qu'il avait trouvé la porte ouverte en arrivant le 15 au matin et un message déposé sur le paillasson qu'il niera avoir écrit. Ce que les expertises contrediront. 

    Comparaissant en 2008 à Bobigny devant la Cour d'Assises de Seine Saint-Denis, le tribunal le condamnera à vingt ans de réclusion, refusant l'idée que le meurtre de Maria LOPES ait pu être prémédité. Durant le procès, le présumé coupable ne cessera pas de clamer son innocence sans pour autant être entendu. Son père regrettera que l’enquête ait pu être confiée à un policier débutant et inexpérimentés pour ce genre d’affaire. Cette sentence offusquera les médias algériens pour lesquels on n'avait pas cherché d'autre coupable que ce jeune homme qui aurait constitué une cible facile désigné trop vite par la fille de la victime. Pour eux, leur compatriote, un Arabe musulman a été considéré comme un homme violent car la violence est inscrite dans leurs gênes. Dans un article accusateur, ils s'attarderont MËME sur le fait que Maria LOPES, une catholique, pratiquait la sorcellerie et la magie noire en se référant à des célébrations vaudou, rites qui n'ont rien à voir avec les croyances des Arabes. Décrit comme un « garçon gentil, affable et incapable de faire du mal à une mouche et donc injustement condamné, Mounir Aït MENGUELLET sera libéré en 2016 pour bonne conduite.

     

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