• Stéphane Hessel, celui qui nous avait appris à nous indigner !

     Stéphane Hessel, celui qui nous avait appris à nous indigner !

    En 2010, son manifeste "Indignez-vous" dont il vendra près de quatre millions d'exemplaires dans une centaine de pays, n'était pas passé inaperçu, c'est le moins que l'on puisse dire, lui conférant même à 93 ans une reconnaissance supplémentaire. En admettant que cet ancien diplomate et résistant en ait eu besoin.

    Né allemand, Stéphane HESSEL était arrivé en France à l'âge de 8 ans soucieux, avec sa famille, de fuir une République de Weimar et un pays où, en 1925, plus rien n'allait. Son père, Franz HESSEL, issu d'une famille juive convertie au luthéranisme, était un homme de lettres francophile qui avait traduit dans les années 1920, Marcel PROUST en allemand en compagnie du philosophe Walter BENJAMIN. Naturalisé français en 1937, normalien, Stéphane HESSEL avait rejoint les forces françaises libres du général de GAULLE en 1941 à Londres. Revenu en France pour une mission, il sera livré à la Gestapo par l'un de ses hommes torturé. Aussitôt arrêté, il sera déporté à Buchenwald, puis à Dora, ne devant la vie qu'à une substitution d'identité avec un prisonnier mort du typhus et à une évasion réalisée de main de maître. Stéphane HESSEL, qui parlait allemand, français et anglais, était l’incarnation même de l’intellectuel européen. Après la guerre, il avait rejoint en tant que directeur administratif le secrétariat général de l’ONU, et participé en tant que secrétaire à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, entamant ensuite une carrière de diplomate qui le conduira au moment où il était attaché au cabinet de Pierre MENDES-FRANCE au Vietnam et à Alger. Elevé à la dignité d’ambassadeur de France par le Président MITTERRAND en 1981, il avait alors milité pour les immigrés sans-papiers et pour les Palestiniens. Il avait épousé peu de temps avant la guerre Vitia MIRKINE-GUETZEVITCH, une jeune russe d'origine juive, avec laquelle il aura trois enfants. 

    Il ne faudrait pas ex-aspérer, disait-il, il faudrait espérer. l'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. Parce qu'elle ne permet pas d'obtenir les résultats que peut éventuellement produire l'espérance.

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