• Rudolf Hess... l'astucieux dauphin irresponsable

    Rudolf Hess... ou comment échapper à une pendaison certaine

    L'ancien second du Führer, souvent présenté comme un être qui n'était plus en possession de tous ses moyens, voire passablement secoué, en a visiblement joué au moment du procès de Nurembergévitant de ce fait la pendaison qui s'imposait. Les quelques témoignages filmés conservés le démontrent, notamment celui où appelé à reconnaître sa culpabilité dans ce qui lui était reproché, il répondra évasivement au Président du tribunal. Car l'ancien secrétaire particulier, qui avait été en charge de la rédaction du brûlot : Mein kampf conçu en prison par Adolf HITLER à Landsberg, était tout à fait informé de ce que les nazis avaient en projet pour les Juifs d'Europe. Il est même considéré comme celui qui aura apporté aux nazis le penchant ésotérique de leur doctrine, en contribuant à en faire de "nouveaux aryens", du fait même de ses liens avec un certain Karl HAUSHOFER, celui qui avait suggéré au futur dictateur cette notion d'espace vital, et l'appartenance de HESS à une société secrète, l'Ordre de THULE.

    Le film qui suit le démontre au besoin, il aura été, jusqu'à son départ pour l'Angleterre le 10 mai 1941, l'un des nazis les plus virulents et les plus exaltés, malgré le fait que l'ancien dauphin et âme damnée d'Adolf HITLER ait été supplanté dans le "coeur" de ce nouveau Messie par le gros Hermann GOERING dès l'entrée en guerre de l'Allemagne. Un disciple prêt à tout pour plaire à ce Messie dont il avait fait son maître et qui donnait le sentiment d'affectionner ce rôle de grand prêtre du parti nazi, n'hésitant pas à jouer les disciples intègres lors des grandes cérémonies et incantations publiques. Recrutant notamment Martin BORMANN, moteur de la machine exterminatrice nazie, appelé un peu plus tard à devenir le secrétaire de ce Führer, Rudolf HESS estimait avoir été missionné par l'Eternel ! En fin manipulateur, BORMANN mettra tout en oeuvre pour écarter HESS de la cour nazie. HESS dira s'être converti à l'antisémitisme dès 1918 par réaction au comportement discutable qu'auraient eu certains des dirigeants juifs allemands lors de la demande d'armistice de l'Allemagne aux Alliés.

    Son suicide dans sa prison berlinoise de Spandau, le 17 août 1987, alors qu'il était âgé de 93 ans, ne sera probablement jamais élucidé. A-t-on voulu qu'il emporte avec lui tout ce qui n'avait pas été dit et que ceux qui l'auraient aidé à "se suicider" redoutaient ? Peut-être des éléments remontant à son emprisonnement en Grande-Bretagne dont on avait pas assez parlé à Nuremberg. Le mystère reste entier. Ce qui, en revanche, a pu être récemment élucidé, c'est que celui qui a purgé cette longue peine à Spandau était bien Rudolf HESS et non le sosie qu'on s'était plus à fabriquer un temps de toutes pièces.

    Ce reportage de "Toute l'Histoire" est édifiant.

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