• Rudolf Hess... l'astucieux dauphin irresponsable

    Rudolf Hess... ou comment échapper à une pendaison certaine

    L'ancien second du Führer, souvent présenté après la guerre comme un être qui n'était plus en possession de tous ses moyens, voire passablement secoué, en a visiblement rajouté au moment du procès de Nurembergévitant de ce fait la pendaison qui s'imposait. Les quelques témoignages filmés conservés le démontrent, notamment celui où appelé à reconnaître sa culpabilité dans ce qui lui était reproché, il répondra évasivement au Président du tribunal. Car l'ancien secrétaire particulier, qui avait été en charge de la rédaction du brûlot : Mein kampf conçu en prison par Adolf HITLER à Landsberg, était tout à fait informé de ce que les nazis avaient en projet pour les Juifs d'Europe. HESS précisera d'ailleurs s'être converti à l'antisémitisme dès 1918 par réaction au comportement discutable qu'auraient eu certains des dirigeants juifs allemands lors de la demande d'armistice de l'Allemagne aux Alliés. Il est également toujours considéré comme celui qui avait apporté aux nazis le penchant ésotérique de leur doctrine, en contribuant à en faire de "nouveaux aryens", du fait même de ses liens avec un certain Karl HAUSHOFER, celui qui avait suggéré l'idée au futur dictateur de cette notion d'espace vital. On sait aussi que HESS appartenait à une société secrète, l'Ordre de THULE. Le dauphin d'HITLER, se serait-il rendu en Angleterre en 1941 après avoir mal traduit les recommandations de son ancien professeur HAUSHOFER ? Et parce qu'il redoutait l'envahissement à l'est qu'HITLER préparait ? Les questions restent encore nombreuses, plus de trente ans après sa mort dans la prison de Spandau.

    Le film qui suit le démontre au besoin, il aura été, jusqu'à son départ pour l'Angleterre le 10 mai 1941, l'un des nazis les plus virulents et les plus exaltés, malgré le fait que l'ancien dauphin d'Adolf HITLER ait été supplanté dans le "coeur" de ce nouveau Messie par le gros Hermann GOERING dès l'entrée en guerre de l'Allemagne. Ce disciple qu'était HESS était prêt à tout pour plaire à ce Messie dont il avait fait son maître et qui donnait le sentiment d'affectionner ce rôle de grand prêtre du parti nazi, n'hésitant pas à jouer les seconds rôles intègres lors des grandes cérémonies et incantations publiques. En recrutant notamment Martin BORMANN, moteur de la machine exterminatrice nazie, appelé un peu plus tard à devenir le secrétaire de ce Führer, Rudolf HESS estimait avoir été missionné par l'Eternel ! Son fils Wolf-Rüdiger HESS estimera dans un témoignage qu'il était peu probable que son père ait pu entreprendre une telle mission en Angleterre sans s'en être auparavant ouvert à son Führer. Et, en fin manipulateur, BORMANN mettra tout en oeuvre pour écarter HESS de la cour nazie. Machiavéliquement avant 1941 puis un peu plus franchement après son envol. 

    Mais son suicide dans sa prison berlinoise de Spandau, le 17 août 1987, celui du prisonnier n° 7, alors qu'il était déjà âgé de 93 ans, ne sera probablement jamais élucidé. Notamment après les réserves de son fils Wolf-Rüdiger convaincu que son père aurait été assassiné par les Anglais. A-t-on voulu qu'il emporte avec lui tout ce qui n'avait pas été dit et que ceux qui l'auraient aidé à "se suicider" redoutaient ? Et que les Anglais avaient, par exemple, une très large part de responsabilités dans le processus de déclenchement de la guerre en 1939 puis, en 1941, de celui de l'opération Barbarossa ? Et y aurait-il eu des éléments remontant à son emprisonnement en Grande-Bretagne dont on avait pas assez parlé à Nuremberg ? Le mystère reste à ce propos entier d'autant que HESS venait d'apprendre en 1987 que les Russes de GORBATCHEV voulaient le relâcher. Son fils Wolf-Rüdiger, qui plaide pour une lettre d'adieu passablement falsifiée, appuie ses convictions sur le fait que son père était également devenu incapable à quatre-vingt-treize ans de nouer seul les lacets de ses chaussures et qu'il ne voyait donc pas comment il serait parvenu à se suicider par pendaison. Du moins, seul ! C'est ce qui amènera sa famille à demander une autopsie indépendante de Rudolf HESS. Pour l'expert munichois, le professeur SPANN, un médecin qui l'a réalisée, il s'agirait bien d'un meurtre. Ce qui, en revanche, a pu être récemment élucidé, c'est que celui qui a purgé cette longue peine à Spandau était bien Rudolf HESS et non le sosie qu'on s'était un temps plu à fabriquer de toutes pièces.

    Ce reportage de "Toute l'Histoire" est édifiant.

    Yahoo!

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :