• Les Schicklgrüber et les tares d'un Führer désaxéAloïsia VEIT (ci-contre enfant), souffrait à 49 ans de troubles mentaux schizophréniques, de désorientation, de dépression, de troubles obsessionnels convulsifs, de confusion des sens et elle avait, selon ses médecins, « des idées folles ». On prétendra qu'elle gardait, par exemple, un crâne dans son lit sans que l'on en ait su un peu plus sur l'affaire. Longtemps employée dans un hôtel viennois comme femme de chambre, elle en était arrivée à se comporter très étrangement prétendant que des fantômes la poursuivaient dans les couloirs de l'hôtel. Fille de Josef VEIT et d'Aloisia VEIT, elle était cousine au second degré d'Adolf HITLER, mais sa parenté avec lui ne l'empêchera cependant pas d'être l'une des quelque 200 000 malades mentaux, estropiés et invalides handicapés tués par application d'un programme T4 adopté par les nazis. Le dossier clinique d'Aloisia, deux ans plus jeune que l'arrière-petite-fille de la grand-tante d'Hitler, publié par l'Institut médico-légal de Munich montre qu'elle a été tuée dans une chambre à gaz le 6 décembre 1940 dans un centre d'euthanasie autrichien à Hartheim. Aloisia qui avait passé neuf ans à l'hôpital avait écrit en 1934 une lettre aux médecins pour leur demander de prendre du poison afin qu'elle puisse se soulager des souffrances qu'elle endurait. "On ne sait pas si HITLER connaissait Aloisia ou son existence, mais il ne savait certainement pas qu'elle avait été exécutée selon les directives de sa propre politique d'eugénisme et la stricte application du plan T4 adopté par les nazis", explique l'historien Timothy RYBACK, l'un des responsables de la découverte des documents concernant Aloisia VEIT. "Mais, dira un peu plus tard sa propre soeur Paula HITLER, à mon avis, il aurait approuvé cette mise à mort, trouvant normal que sa famille soit touchée par la Seconde Guerre mondiale ".

    Mais que de particularisme dans cette famille, ce qui explique qu'il y soit né autant de "tarés" ! Le père d'Adolf HITLER, le douanier Aloïs aurait effectivement convolé avec sa nièce Klara âgée de 22 ans, alors qu'il en avait lui 45. Les parents du futur dictateur étaient donc des cousins germains et ces liens consanguins, sont sources de tares mentales dans la famille du futur "Führer". On dit aussi qu'elles auraient influencé sa politique eugéniste. Des chercheurs attestent aujourd'hui qu'un certain nombre de parents éloignés d'HITLER vivaient à Graz en Autriche comme demi-idiots fous. Il est également établi à l'appui des différentes affirmations que le propre père du dictateur nazi, le douanier Aloïs HITLER avait eu maintes liaisons extra conjugales en dehors de son union avec cette nièce, Klara qui accouchera en 1889 d'Adolf après la mort de deux autres enfants atteints de diphtérie. Conscient que son hérédité laissait à désirer, le dictateur nazi détruira dès l'Anschluss en 1938, Döllersheim, le village natal de son père, le transformant en place de tir. Il valait mieux effacer toute trace de ce qu'avait été ce père brutal qui aura réussi à construire plus une bête féroce qu'un réel être humain. Une bête féroce qui aimait d'ailleurs se faire passer pour un loup et qui vaudra à Adolf de souvent signer du nom de Wolf. Répondant un jour à une demande de renseignements le concernant, il déclarera au curieux : « Vous ne devez pas savoir d'où je viens ni de quelle famille je viens ». A plus forte raison si ces recherches avaient abouti à démontrer que ce Führer antisémite avait des origines juives ! Ce que certains chercheurs laissent toujours entendre aujourd'hui autour de recherches effectuées sur l'antériorité des SCHIKELGRUBER.

    Comme le dit l'historien et journaliste Timothy RYBACK, on sait aujourd'hui pourquoi HITLER avait tant de choses à cacher !

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  • Otto Abetz, l'antisémite qui aimait la FranceAimant passer aux yeux de ses supérieurs, quels qu'ils soient, comme le rouage indispensable, le diplomate Otto ABETZ, en fin manipulateur, fut ambassadeur d'Allemagne à Paris durant la guerre. Si son nom n'est pas souvent associé aux atrocités nazies, c'est sans doute parce qu'il était un manoeuvrier attentif à l'image qu'il donnait autour de lui. Cela lui permettra d'échapper à Nuremberg à la corde à la fin du conflit. Pourtant, il fut chargé après la signature de l'armistice d'un traitement particulier de notre pays facilité par les liens d'amitié qu'il avait noués avec des affairistes politiques comme LAVAL et DRIEU LA ROCHELLE. Antisémite comme la très grande majorité des autres nazis, il était cependant favorable, à l'inverse d'Adolf HITLER, à un rapprochement franco-allemand opéré cependant sous la botte allemande. Placé en concurrence avec les services militaires, ABETZ déploiera de multiples initiatives nouant énormément de contacts pour marquer son terrain et affirmer ses prérogatives. Cela ne fonctionnera pas toujours et fin 1942, il sera rappelé à Berlin avant de reprendre sa place quelques mois plus tard. Epoux de Suzanne de BRUYKER, une Française secrétaire d'un journaliste collaborationniste, il apparaîtra, et on le sait moins, comme ayant été l'un des organisateurs de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 tout en prenant soin de ne pas être montré du doigt. Rien d'étonnant puisqu'à l'été 1940, il avait déjà appuyé les premières initiatives en vue de la persécution des Juifs, alors qu’il venait tout juste de s'installer dans son ambassade de la rue de Lille. Ce qui aurait dû lui valoir en octobre 1946 la corde pour crimes contre l'humanité. La responsabilité de la guerre étant attribuée aux Juifs, ABETZ, amateur d’art éclairé, prendra dès le début de l'occupation allemande toutes les dispositions utiles pour s'approprier leurs biens, notamment les œuvres d’art qu'ils détenaient. Sur ordre de HITLER, il en mettra un bon nombre en sécurité, en se servant d’ailleurs dans les appartements des ROTHSCHILD pour meubler sa propre ambassade de la rue de Lille.

    Condamné à seulement vingt ans de travaux forcés en 1949, il sera libéré en... 1954 et mourra finalement dans un accident de voiture en 1958.

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  •  Profumo ou l'histoire du ministre amoureux

    L'affaire avait amusé plus que vraiment choqué nos amis anglais car enfin un ministre amoureux, ça n'est pas courant. Surtout chez Sa Majesté la Reine ! Oh my god ! Longtemps après, il n'en reste que peu de choses si ce n'est un long métrage du nom de Scandal qui est sorti sur les écrans en 1989 avec Joanne WHALLEY et le regretté John HURT qui nous a quittés depuis.

    Profumo ou l'histoire du ministre amoureuxChristine KEELER (ci-contre) était jeune, belle et insouciante, elle aimait la belle vie, les fourrures et les bijoux, les belles voitures et tout ce qu'elle n'avait jamais eu. John PROFUMO quant à lui, ministre de la Guerre conservateur, qui était promis à un très bel avenir n'imaginait probablement pas que son coup de coeur pour la demoiselle provoquerait un tel scandale et ferait tomber le gouvernement de Harold MACMILLAN auquel il participait. Le problème c'est que John était déjà marié et depuis 1954 à la fiancée à l'écran de Frankenstein, l'actrice Valérie HOBSON.

    Mais qui était-elle cette midinette qui n'eut que le malheur d’être au mauvais endroit et au mauvais moment ? Une ambitieuse qui sous ses aspects de jeune fille bien rangée qu'elle n'était pas, avait les dents longues, ou quelqu'un qui voulait seulement que l'on parle un peu d'elle ? Non, pas exactement selon l'un des jeunes gens l'ayant bien connue, mais plutôt une sorte de femme fatale à la sauce british et pas française ! Quelqu'un qui voulait obtenir une revanche sur une existence qui ne l'avait pas beaucoup gâtée jusque-là, surtout après avoir vécu une enfance dans la pauvreté.

    Après avoir été call-girl trois semaines dans le Murray’s Cabaret Club, un club de Soho et avoir tapé dans l'œil d'un homme influent, le docteur Stephen WARD, elle va se trouver du jour au lendemain introduite dans un monde de diplomates, de responsables politiques et d'hommes au chapeau melon qui se rendent chaque jour à leur club pour se divertir. Ne faut-il pas savoir se ressourcer de temps à autre quand on a d'importantes responsabilités ? Cette affaire qui mêle sexe, politique et diplomatie, prendra corps lors d'une belle soirée d’été de juillet 1961. D'autant que la tourterelle couchait également au moment des faits avec un certain IVANOV, l'attaché principal de la marine soviétique soupçonné de mener des activités d'espionnage. Les tabloïds britanniques y voyant de suite une sombre affaire feront aussitôt éclater le scandale. A plus forte raison après un procès compromettant la call-girl et que l'on ait eu la preuve qu'un certain nombre de parties fines se déroulaient au domicile du docteur WARD. John PROFUMO, dans le but de mettre un terme à toutes les rumeurs propagées, n'aura d'autre solution que de faire une déclaration devant ses pairs à la Chambre des Communes démentant toute relation avec la jeune Christine. Accusé d'avoir menti, il se verra contraint de démissionner de ses fonctions le 4 juin 1963, et il devra attendre quelques années avant d'être réhabilité par Margaret THATCHER, après avoir été fait commandeur de l'empire britannique.

    Un dossier qui en ces temps de folie sanitaire pourrait raviver bien des souvenirs... et regrets !

     

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  • Hermann Rauschning : comment Hitler l'avait reçu...

    Hermann Rauschning : comment Hitler l'avait reçu...Les entretiens avec cet homme que tout le monde craignait dans les années trente (1931-1939) obéissaient toujours à un même rituel. Comme le raconte Marcel RAY, le préfacier d'un HITLER m'a dit, un ouvrage qui vaudra à son auteur Hermann RAUSCHNING, Président du Sénat de Dantzig jusqu'en 1935 de devoir fuir l'Allemagne, car son ouvrage était considéré comme une attaque en règle contre ce Führer mégalomaniaque. 

    A chacune de ses visites, écrit Marcel RAY, RAUSCHNING faisait la même expérience, à la fois décevante et fascinante. HITLER l'écoutait à peine, écartait d'un geste les paperasses, lui coupait la parole. C'est votre affaire répondait-il à ses interlocuteurs, je ne m'occupe pas de ces sottises, débrouillez-vous ! Il n'y avait pas d'entretien ni de débat, mais un monologue, une conférence, une harangue passionnée pour un seul auditeur. L'homme chétif, insignifiant, balbutiant qui tenait dans ses mains le destin de l'Allemagne s'animait, s'excitait, s'exaltait, exactement comme à la tribune de l'Opéra Kroll de Munich ou du congrès de Nuremberg. Son débit se précipitait, sa voix sifflait et tonnait, ses yeux fulguraient ; il entrait en transes, il vaticinait, il se tordait sur le trépied, éjectait des sentences sibyllines, conjurait d'étranges visions. L'auditeur pétrifié voyait surgir de cette bouche médiocre les vapeurs rouges du Brocken. Quand il était en transes, ses phrases se gonflaient, ondulaient, bouillonnaient, fleurissaient en une éloquence prolixe et brutale qui n'appartenait qu'à lui et que la radio nous a trop fait connaître. RAUSCHNING avouera avoir été pétrifié voyant surgir de cette bouche médiocre les rêves malsains de la plus sombre Allemagne, les divagations séculaires et secrètes d'un peuple qui se rouait à la servitude collective pour échapper à son destin physiologique d'anarchie et de dispersion. Brusquement, il se réveillait, il ricanait, il plaisantait lourdement poussant son visiteur vers la porte et il lui frappait l'épaule d'une main familière et cordiale, le renvoyait troublé, magnétisé, servile et content. Un vieux renard comme l'un de ses premiers ministres (SCHACHT) confessait qu'il ne sortait jamais de l'antre sans trembler de tous ses membres.

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