• Charles A Lindbergh, l'aviateur infidèleHéros célèbre, coureur de jupons inarrêtable et aussi, faut-il tristement le rappeler, admiratif des thèses nazies sur leur politique raciale, Charles A. LINDBERGH a été le premier, à vingt-cinq ans, à survoler en solitaire, l'Atlantique entre New-York et Paris avant que les médias, sensibles devant un tel acte, ne commencent à harceler un homme qui aimait beaucoup vivre caché sans étaler sa vie privée, ni ce qu'il préparait. Comme en 1926, un an avant son exploit, une période pendant laquelle il avait tenté d'affronter les éléments pour la "Postale" sans se livrer, mais en retirant de l'opération un surnom qui ne le quittera plus, celui de "Lindy la chance". Il est vrai pour en revenir à son exploit de vol sans escale entre New-York et Paris, que la disparition précédente d'aviateurs confirmés comme NUNGESSER et COLI avait contribué à faire de sa tentative une véritable opération suicide, d'autant qu'il lui avait fallu alléger au maximum son appareil pour qu'il arrive à prendre son envol. Et aussi prévoir de rester éveillé une trentaine d'heures sans songer à récupérer ! Et pourtant, "Lindy la chance" parviendra à poser son Spirit of Saint-Louis à l'aérodrome du Bourget devant 150 000 personnes venues l'acclamer.

    L'enlèvement tragique en mars 1932 de son bébé que l'on retrouvera par la suite mort lui vaudra de s'exposer davantage au plan médiatique et de s'opposer aussi aux propres autorités de son pays. Parfois en livrant certains traits de sa personnalité qu'il avait cachés jusque-là. Car l'homme était impressionné par des concepts d'ordre qui l'avaient vu très vite être repéré par les nazis. Cautionnant l'eugénisme et une certaine forme de politique raciale, la décoration que lui avait remise Herman GOERING en 1938 avait précipité quelques mouvements d'humeur aux Etats-Unis. Mouvements qui le conduiront à en remettre une couche en septembre 1941 et à s'opposer plus directement à son Président Eleanor ROOSEVELT, aux Britanniques et... aux Juifs, devenant alors un véritable paria. Au point sans doute d'inciter LINDBERGH a mener ensuite une double voire une triple existence puisqu'il est aujourd'hui admis que l'aviateur ait eu plusieurs autres enfants avec d'autres femmes en dehors d'Ann MOROW, son épouse légitime. Comme d'autres nazis sensibles aux théories du "Lebensborn" d'Heinrich HIMMLER. Etait-ce la volonté d'accroître un patrimoine héréditaire qu'il jugeait irréprochable et à l'origine de ses prises de position sur l'eugénisme ? Les questions restent nombreuses sur un homme qui était encore moins disposé sur la fin de son existence à se livrer. En cachant même bien des aspects de sa personnalité à ses propres enfants ! 


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  • Günther, 16 ans en 1945, témoigne...

    On a volé leurs vies ! Sans qu'ils osent protester ! Et c'est parce que le Führer souhaitait le meilleur pour l'Allemagne que beaucoup de jeunes Allemands ont accepté d'être embrigadés, parfois même dans des unités spéciales propres à les transformer en bêtes sauvages. Certains de ces jeunes retrouvés, comme Günther LUCKS (photo ci-dessus) qui n'avait pas encore 17 ans au début de l'année 1945 témoignent de ce qu'il leur a fallu subir. Le pire, c'est que ce qu'ils ont tous vécu en tant que soldats les poursuivra même après la guerre au risque de faire exploser leurs cellules familiales. Le régime nazi les ayant trompé, il ne leur restera à la fin du conflit que l'envie de s'en sortir, parfois même au risque de tous les dangers. Ainsi, LUCKS sera longtemps emprisonné en Union Soviétique et après avoir failli lier sa destinée à une jeune Soviétique, il reviendra en Allemagne. D'autres enfants aux origines moins favorisées comme la jeune Ruth raconte dans cet extrait de quelle façon, à partir de l'arrivée des nazis, elle et sa famille juive se sont sentis progressivement exclus de tout et même des joies des baignades au bord de l'eau !

    Le film ci-dessous réalisé pour la chaîne Toute l'Histoire revient sur ces vies aliénées par des jeunes, encore des enfants, face aux horreurs de la guerre. Il explique aussi comment ces jeunes ont pu être embrigadés dans une jeunesse nazie voulue par un dictateur qui n'avait d'autre objectif que celui d'aliéner les autres. « On avait une tâche importante à remplir et j'avais trouvé de la reconnaissance plus encore qu'à la maison », dira l'un de ces survivants.



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  • Josef Mengele, l'ange nazi de la mortC'est seulement six ans après sa mort survenue au Brésil en juillet 1979 et avoir été retrouvé mort sur une plage que ses restes expertisés, seront identifiés comme étant ceux du nazi Josef MENGELE , responsable pendant la dernière guerre de tant d'atrocités au camp d'Auschwitz. et dont les quelques victimes survivantes gardent en mémoire ce rictus qui l'a personnifié (document ci-contre). Il venait d'échapper trente-cinq ans durant à tous ceux qui s'étaient lancé à sa recherche depuis la fin des années cinquante, motivés sans doute par le fait que des Israéliens aient pu parvenir à enlever en 1960 en Argentine l'autre criminel nazi Adolf EICHMANN.

    Après des études menées en génétique et s'y être spécialisé, il avait été nommé à Auschwitz où les nazis savaient pouvoir mettre à sa disposition, pour des expériences discutables restées des sommets de l'horreur, un "matériel" génétique humain dont ils disposaient honteusement. Comme vous le verrez dans le film ci-dessous, ses investigations chez les jumeaux lui vaudront de devenir celui que l'on a surnommé "l'Ange de la mort". L'homme parviendra pourtant à échapper aux Alliés puisque, arrêté en juin 1945 avec un uniforme de la Wehrmacht, il sera relâché peu de temps après. Il est indéniable que le fait d'avoir refusé de se faire tatouer son groupe sanguin sous le bras comme les autres SS a pu contribuer à lui sauver la vie et à lui éviter une pendaison. Recherché par le procureur Ouest-allemand BAUER en 1959, à l'aide d'un passeport établi au nom de Wolfgang GERHARDT, un Autrichien, il sera vite contraint de choisir une vie de reclus, notamment au Paraguay après avoir mené une vie tranquille parmi les siens sans être inquiété, avant de devoir émigrer au Brésil au début des années soixante. A Buenos-Aires, sa relative insouciance des premières années de fuite en Amérique du Sud lui avaient valu de croiser Adolf EICHMANN dans un cercle de nazis émigrés et, en Argentine, il avait même poussé le bouchon jusqu'à redemander un passeport au nom de Josef MENGELE ! Il est indéniable que c'est grâce à l'argent que lui feront parvenir les siens qu'il pourra "acheter" le silence de ceux qui auraient pu le trahir ! 

     


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  • Les tondues de 1944Il fallait qu'elles paient ! Pour avoir couché avec un Allemand ou en être tombées amoureuses ! Ces femmes seront même les premières à subir un châtiment à la fin de l'été 1944, comme si toute une population avait souhaité se venger de tous les mauvais traitement subis durant quatre longues années. Ce sera le cas de certaines d'entre elles qui s'étaient retrouvées dans le besoin et qui n'avaient pas su rester insensible devant un bel uniforme, d'autres ayant été tondues pour avoir collaboré ouvertement avec l'ennemi. Mais quelles qu'aient été leurs responsabilités, elles subiront toutes ces tontes effectuées en présence de nombreux témoins ! L'une de celles qui a dû affronter ces manifestations de haine et de vindicte populaire se souvient encore de ce qu'a pu être cette humiliation. « J'avais rien fait contre ma patrie, proteste-t-elle toujours. J'avais seulement rencontre Siefdfried ! » Un officier qu'elle épousera enceinte après la guerre et dont elle finira par divorcer.

    Le reportage réalisé ci-dessous revient sur ces punitions souvent maladroites. 20 000 femmes seront ainsi tondues.  Des images terribles qui montrent qu'il s'est agi plus d'humilier que de sanctionner celles qui avaient commis un acte de chair jugé impardonnable. Comme dira l'un des témoins survivants, on les a traitées de tout lors de ces tontes, d'être des putes, des salopes, des femmes sur lesquelles on jetait des détritus ou des fruits pourris !


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  • Les fondements du national-socialismeHelena BLAVATSKY, la visionnaire, Jörg LANZ von LIEBENFELDS (photo ci-contre) le moine cistercien défroqué créateur de la revue antisémite Ostara, Von LIST puis Von SEBOTTENDORF... Beaucoup de documents ont été consacrés à l'arrivée des nazis au pouvoir et aux bases qui leur avaient servi pour convaincre les masses dès 1923. Il ressort aujourd'hui que leur volonté de camper une nouvelle alternative spirituelle a été déterminante, tant les nationalistes étaient décidés à emboiter le pas à cette nouvelle donne empreinte de mysticisme et à retrouver des vertus, celles d'un temps païen ancien. Un temps où les chevaliers teutoniques faisaient régner la terreur autour d'eux. Ces pratiques occultes faisant référence à une mythologie païenne s'imbriquaient en outre parfaitement dans ce que souhaitaient appuyer les édiles de la Société de Thule de Von SEBOTTENDORF lorsqu'ils parlaient de cette nouvelle mythologie qui allait se lever avec le mythe du sang. Clé de voûte de la nouvelle idéologie, il était évident pour des théoriciens comme ROSENBERG, l'une des têtes pensantes de Thule avec d'autres penseurs comme Rudolf HESS qu'il convenait de bâtir des générations futures en écartant tout principe de métissage et qu'il fallait donc écarter de la race nouvelle aryenne à venir tout ce qui aurait pu l'amoindrir et qui l'avait déjà amoindrie dans le passé. Ce qui était aussi une façon habile de justifier l'antisémitisme et de vouloir écarter des aryens tous ceux qui étaient considérés, selon eux, comme des prétendus sous-hommes : Juifs, Africains, Slaves et tous ceux qui étaient susceptibles d'entraver les efforts des nazis comme l'église traditionnelle et les Catholiques... parce qu'ils voulaient rester différents !

    Une donne qui nécessitait qu'à la tête de cette nouvelle quête spirituelle on puisse trouver un grand prêtre qui avait le sentiment d'être missionné par le divin et un être qui avait déjà été choisi par les édiles de la Société de Thule comme leur représentant : un certain Adolf HITLER. L'homme, reconnu être un propagandiste de tout premier plan et un fin manipulateur, était lui aussi pétri d'occultisme, et il se passionnait déjà pour la revue Ostara du moine cistercien LANZ, intimement convaincu du bien-fondé de cette mission.

    L'extrait vidéo ci-dessous évoque également les luttes entreprises au sein du nazisme par leurs leaders eux-mêmes avec un portrait assez abouti de ce que pouvaient être les visées d'un homme comme Heinrich HIMMLER qui se dépeignait à la fin des années trente dans son château de Wewelsburg comme la réincarnation de l'ancien roi des Saxons, Heinrich 1er. Un souverain qui se glorifiait d'avoir repoussé les Slaves lors de guerres qui avaient opposé les peuplades de l'est aux Saxons. On y livre aussi un cheminement, celui des S.A de ROHM par opposition aux SS créés en 1925 jusqu'à la tragique Nuit des Longs Couteaux de juin 1934. Contrairement aux idées qui continuent de circuler à propos des S.A et de ROHM, il y avait déjà des oppositions qui étaient apparues entre ROHM et HITLER lors de la sortie de prison du futur dictateur à la fin de l'année 1924. Oppositions qui justifieront son départ avant qu'Adolf HITLER ne le rappelle en 1929 pour reprendre un temps en main les S.A qu'il avait dirigés.

     


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  • robert brasillac, écrivain ou collabo ?Fallait-il, oui ou non, fusiller Robert BRASILLAC ? Et qui avait-on au juste condamné à mort en 1945, l'écrivain ou le collabo ? Celui qui avec un "Je suis partout" antisémite avait répondu à une offre amicale ou celui qui était l'auteur de pages reconnues pour être des chefs d'oeuvre de la littérature ?

    BRASILLACH, à la fois poète, essayiste, auteur de théâtre, historien, critique littéraire et journaliste, était sûr comme quelques autres que l'Allemagne gagnerait la guerre et que face à la menace communiste, il fallait s'entendre avec les Allemands. Pour que la France puisse avoir un jour la chance de peser quelque chose. Un pari qui échouera ce qui conforte l'opinion qu'avait HITLER de la France, opinion qui dans Mein Kampf était assez négative. Pourtant, lors de sa lecture, sceptique vis-à-vis de l'hitlérisme, BRASILLACH avait reconnu être affligé par le chef d'oeuvre d'un crétinisme excité. Pourtant averti de l'extermination des Juifs, l'écrivain s'en voudra lorsque les choses se précipiteront après le débarquement allié en Normandie et il dira maladroitement, ne jamais oublier qu'il "avait couché avec l'Allemagne".

    Alors qu'il s'était livré aux autorités de la Résistance en septembre 1944, il sera inculpé d'intelligence avec l'ennemi, mais son défenseur Maître ISORNI ne parviendra pas à le sauver au terme d'un procès pour le moins bâclé et un délibéré qui, le 19 janvier 1945 ne durera qu'une vingtaine de minutes. Un recours en grâce sera refusé alors que l'écrivain François MAURIAC l'avait plaidé et cette grâce avait, semble-t-il, été obtenue avant que de GAULLE ne revienne sur son premier accord pour avoir confondu BRASILLACH avec un DORIOT revêtu de l'uniforme nazi. Les observateurs restent persuadés avec le recul que ce maladroit converti au nazisme aura payé le prix fort, rapport à d'autres qui trouveront le moyen de passer entre les mailles du filets comme l'autre écrivain de renom, Louis-Ferdinand CELINE.

    Robert BRASILLACH sera fusillé le 6 février 1945 au Fort de Montrouge à Arcueil.


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