• Myriam Badaoui, la menteuse pathologique d'Outreau

    Myriam Badaoui, la menteuse pathologique d'OutreauAu cinquième étage de la Tour-du-Renard à Outreau dans le Pas-de-Calais, on savait en 2000 et depuis quelque temps déjà que la manipulation était de mise, mais sans que l'on puisse imaginer que les DELAY, un couple avec lesquels les services sociaux avaient souvent maille à partir, puissent un jour déclencher l'un des plus gros scandales judiciaires qu'il nous a été donné de connaître. D'abord en reconnaissant avoir violé leurs propres enfants après avoir pressé ceux-ci d'apporter de faux témoignages impliquant des gens qui paieront un lourd tribut à l'affaire, puis en orientant les enquêteurs et un jeune juge d'instruction vers de fausses pistes et la mise en détention de... 17 personnes dont 13 seront reconnues innocentes des faits dont on les avait accusés.

    Démonter un réseau pédophile d'ampleur internationale avec des ramifications en Belgique impliquant des notables ! Pour le Juge BURGAUD, un jeune juge en bois brut qui n'avait pas peur des gorilles, c'était même inespéré ! Surtout face à un personnage comme l'épouse DELAY, une certaine Myriam BADAOUI très vite prête à jouer les divas de service. Face à une femme soudain ravie d'occuper le devant de la scène, ce seront deux manipulateurs qui seront face à face et, pour un redresseur de torts, l'occasion de tout mettre en oeuvre pour qu'éclate la vérité. Pas la vérité tout court, mais la sienne ! Celle qu'il brûlait de voir reconnue, même en provoquant au besoin des aveux de faits mensongers. "Plus j'en disais, plus il était content, plus j'existais. Y'a des moments que je disais la vérité, mais il était pas content, il tapait du poing sur la table, alors je repartais dans mes délires" dira-t-elle après le procès pour tenter de se disculper. L'homme que l'on présente parfois aujourd'hui comme un pervers narcissique, n'est certes pas quelqu'un de convaincant. Sans empathie, droit dans ses bottes, il ne reconnaîtra jamais aucune de ses fautes après coup, prétendant s'être acquitté de sa mission d'instruction avec éléments à charge et éléments à décharge. Sans pourtant qu'il existe de la bouche de l'un des accusés un seul élément à décharge. Surtout en refusant les confrontations qui auraient aidé à voir plus clair dans la quasi obscurité programmée par ce justicier ambitieux !  

    En 2005, en appel, Myriam BADAOUI se singularisera une fois de plus en déclarant devant la Cour que celle-ci ne saurait jamais quand elle ment ou quand elle dit la vérité. Avec un avocat général en la personne d'un certain LESIGNE, procureur de Boulogne-sur-Mer durant l'instruction, la Justice ne sortira jamais grandie de cette histoire que le Juge BURGAUD avait fait en sorte de maintenir dans le cadre discutable où il l'avait enfermée. Au risque qu'elle finisse par être fatale à certains des accusés puisque François MOURMAND, l'un des accusés, décédera en prison victime d'une overdose médicamenteuse dans des circonstances non élucidées, volontairement ou pas, et qu'il y aura quelques autres conséquences tout aussi dramatiques.

    Christophe HONDELATTE a assez bien présenté ce scandale dans le numéro de sa chronique judiciaire que nous vous invitons à découvrir ci-dessous.

     


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