• Les camps de concentration et... leurs bordels

    Les bordels des camps de concentration

    On le sait aujourd'hui, les nazis n'étaient pas à une monstruosité près et l'existence de bordels dans les camps de concentration en est une des illustrations supplémentaires ! Ces « blocs spéciaux » où les nazis contraignaient des détenues à accueillir des hommes ont pourtant bien existé, même si on a un peu de mal à le croire. Surtout après avoir constaté dans quel état se trouvaient les déportés dans une grande majorité de camps. Cela n'étonnera personne, c'est l'un des nazis les plus pervers qui en avait eu l'idée, Heinrich HIMMLER en personne, qui avait ordonné la création de bordels de camp en 1941. Son but était que les prisonniers masculins travailleraient plus dur encore si on leur offrait l’incitation du sexe, et que, si on n’accordait ce privilège qu’à certains d'entre eux, cela briserait la solidarité.

    Quand les horreurs des camps de la mort commencèrent à être connues, surtout passé le procès de Nuremberg et la diffusion d'images terribles, ces histoires de bordel tombèrent dans l'oubli et on s'était, semble-t-il, convenu de ne plus en parler. Les femmes, principalement allemandes, qui les avaient fréquentés en gardaient un trop mauvais souvenir pour en parler, tandis que les hommes qui les avaient utilisés avaient choisi de rester silencieux parce que honteux. Albert van DIJK, un ancien prisonnier Hollandais de Buchenwald, originaire de Kampen, à la frontière allemande a essayé d'évoquer ce qu'il avait vécu mais sans succès. Ce qu'il a vécu, il s'en souvient encore d'autant qu'il n'avait que 18 ans, qu'il était dans le désespoir le plus atroce et qu'il était tombé amoureux d’une prostituée blonde du nom de Frieda, perdant avec elle sa virginité dans l'un de ces "blocs spéciaux". Encore adolescent, Frieda l’intimidait et cette femme avait apprécié sa timidité. « Un jour, on m’a envoyé nettoyer dans le bloc et je me suis trouvé seul avec elle. Elle m’a donné un peu de schnaps, m’a soufflé de la fumée de cigarette dans la bouche et nous avons atterri sur le lit. Pour moi, c’était la première fois, et on n’oublie jamais ». Plus tard, il a dû payer comme les autres pour la revoir C'était un privilège dont il avait bénéficié, parce qu’il n’était pas emprisonné pour des raisons raciales, ni politiques. 

     

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