• L'une des héritières de la chienne aux prises avec un gigolo

    L'une des héritières de la chienne aimait les gigolos

    Au printemps 1945, le fils de Magda GOEBBELS, Harald, officier de la Luftwaffe allemande, 23 ans, était arrêté comme prisonnier de guerre par les forces alliées dans la ville portuaire de Benghazi, en Libye. Libéré de sa captivité en 1947, son demi-frère Herbert et lui hériteront de l'empire industriel construit par leur père, Gunther QUANDT qui avait produit des armes pour le Troisième Reich. Avec, parmi leurs atouts les plus précieux des participations dans les constructeurs automobiles BMW et Daimler AG. Ce qui est certain, c'est que la progression de la fortune de la famille QUANDT a suivi la même trajectoire que celle des aïeux au XXe siècle. Sans pour autant que la famille QUANDT, murée dans un silence religieux, accepte de répondre aux interviews qui leur sont régulièrement proposés. 

    En 1883, après avoir géré l'entreprise textile de son regretté beau-père, Emil QUANDT l'a passée à son fils aîné, Günther qui en fera en 14-18 une affaire capable de quadrupler sa production d'uniformes. Malgré la capitulation allemande, Günther QUANDT se diversifiera dans d'autres secteurs, rachetant un fabricant berlinois de machines à coudre et de l'argenterie, et poursuivant ensuite son expansion. La première épouse de Günther décédée de la grippe espagnole, veuf avec deux fils, Hellmut et Herbert, il se remariera avec Magda FRIEDLANDER-RITSCHEL en 1920, le fils unique du couple, Harald naissant un peu plus tard. Hellmut décédé en 1927 de complications liées à une appendicite, QUANDT et Magda divorceront en 1929. Son ex-épouse remariée à Joseph GOEBBELS, Gunther QUANDT deviendra l'un des fournisseurs essentiels de l'effort de guerre allemand, malgré des relations avec le propagandiste nazi de plus en plus tendues (Photo ci-dessous). « Il y avait une rivalité constante », a déclaré lors d'un entretien téléphonique Joachim SCHOLTYSECK, professeur d'histoire à Bonn, auteur d'une étude commandée par la famille QUANDT quant à son implication nazie. Mais cette hostilité de GOEBBELS n'eut aucune influence sur la capacité de QUANDT à gagner de l'argent et de 1940 à 1945, les usines QUANDT comptaient plus de 50 000 ouvriers civils forcés, prisonniers de guerre et travailleurs déportés.

    L'une des héritières de la chienne aimait les gigolosAprès la guerre, Gunther QUANDT sera considéré comme un disciple nazi qui n'était pas officiellement impliqué dans les crimes du régime et pas aussi influent que des gens comme FLICK ou KRUPP, ajoutera SCHOLTYSECK, faisant référence à des industriels allemands condamnés à Nuremberg à des peines d'emprisonnement. ​​Gabriele et Stefan QUANDT ont reconnu les accords de leur famille avec le Troisième Reich dans une interview accordée à Die Zeit concédant que QUANDT s'était approprié les actifs de propriétaires de sociétés juives et que son fils Herbert avait fait construire une usine AFA dans laquelle des ouvriers avaient été employés comme des esclaves. Mais pour Gabriele QUANDT « son grand-père cherchait surtout une occasion d'élargir son empire personnel et si Magda a tué ses six enfants dans le bunker, leur père en fut chagriné car il aimait beaucoup ses demi-frères et sœurs. Une telle histoire de famille, dira-t-elle, on ne peut pas trouver pire ». « C’est une triste vérité que des travailleurs forcés soient morts dans les entreprises QUANDT », déclarera de son côté Stefan sans m'émouvoir davantage. Bon sang ne saurait mentir ! 

    Selon JUNGBLUTH, le biographe de la famille, il avait été décidé après le décès de Günther QUANDT en 1954 au Caire, qu'Herbert gérerait les participations dans l'entreprise de batteries, de voitures et de potasses, et qu'Harald superviserait les intérêts qu'ils détenaient dans des sociétés industrielles. Leur participation dans Daimler renforcée, Herbert sauvera BMW de l'effondrement dans les années 1960 après être devenu son principal actionnaire et soutenu le développement de nouveaux modèles. Harald décédé à 45 ans, dans un accident d'avion en Italie en 1967, les cinq filles orphelines, dont deux adolescentes, partagent la fortune de la famille. Les frères et soeurs essaient de se réunir plusieurs fois par an pour discuter de leurs investissements. Après une maîtrise en administration des affaires obtenue à l'INSEAD de Fontainebleau, en France, Gabriele QUANDT vit à Munich. Katarina GELLER-HERR est propriétaire de Gestuet Waeldershausen, un centre équestre situé à Homberg en Allemagne. Colleen-Bettina ROSENBLAT-MO convertie au judaïsme à New York à l'âge de 24 ans est créatrice de bijoux et dirige un studio et une salle d'exposition à Hambourg. Elle avait épousé Michael ROSENBLAT, un homme d'affaires dont le père germano-juif avait survécu à un camp de concentration. L'héritage des frères et des sœurs a bien entendu perduré au cours des décennies écoulées, Johanna, la veuve d'Herbert et leurs enfants Susanne KLATTEN et Stefan QUANDT restant actionnaires de BMW. Une seule sœur, Gabriele, porte aujourd'hui le nom de famille de QUANDT et aucune n’est active dans les affaires courantes du groupe. La fortune d'Herbert QUANDT décédé en 1982, a été partagée entre six enfants de trois mariages différents et les trois milliardaires détenaient ainsi, voici cinq ans, 46,7% du constructeur automobile basé à Munich. Que dire de plus sinon que depuis le décès de leur mère Inge survenu en 1978, les enfants QUANDT bénéficient de confortables rendements moyens supérieurs à 7% depuis 1981.

    D'où l'intérêt de certains gigolos pour les femmes de la tribu et pour une Suzanne KLATTEN (ci-dessus) qui devait avoir besoin de réconfort entre deux rendez-vous d'affaires. Comme grand-maman par alliance Magda GOEBBELS quand elle avait, entre deux perversités, à supporter d'être esseulée face à la guerre et aux préparatifs de celle-ci et à l'indisponibilité de celui qu'elle avait voulu mettre dans son lit, son "Führer adoré". Ces aveux n’ont néanmoins pas incité le public à devenir distants de gens devenus les plus riches d’Allemagne et dont les fautes des aïeux n'ont jamais été reconnues. Certes, on s'est efforcé de rattraper ce qui pouvait l'être. Les bureaux des familles à Bad Homburg portent par exemple les noms de Gunther et Harald QUANDT, et un prix "médias" Herbert QUANDT doté de 50 000 euros est décerné chaque année à des journalistes allemands. « Les QUANDT doivent vivre avec un nom parfois lourd à porter et cela fait partie de l'histoire, a déclaré avec aplomb SCHOLTYSECK, ce sera un rappel constant de la dictature et des défis auxquels les familles sont confrontées. » Puissent les victimes de ces gens-là oublier ce que ces derniers leur ont fait vivre !  

     

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