• Klaus Barbie, le boucher de Lyon

     Klaus Barbie, le boucher de Lyon

    Klaus Barbie, le boucher de LyonRéfugié depuis des années en Bolivie, Klaus BARBIE, le boucher nazi de Lyon (ci-dessus), y avait fait son trou, bénéficiant même de protections politiques qui rendaient sa capture délicate. D'autant que la France avait demandé son extradition à plusieurs reprises sans parvenir à l'obtenir. Mais avant de songer à capturer un tel homme qui avait été condamné à mort par contumace en France, il fallait d'abord l'entendre et tenter de confondre ce citoyen lambda qui se faisait appeler Klaus ALTMANN et qui avait demandé et obtenu au début des années cinquante la nationalité bolivienne. ALTMANN avait été localisé en Amérique du Sud par le couple KLARSFELD. C'est de cet entretien mené par le reporter français Ladislas de HOYOS en février 1972 dont il est question dans le reportage qui suit. De HOYOS avait eu du mal à rencontrer ce Klaus ALTMANN et il avait fallu obtenir l'autorisation des politiques de l'entourage de l'ancien nazi qui essaieront de conserver le film qui avait été tourné pour les besoins de ce reportage. Ce qui ne manquera pas de faire l'objet d'une manchette dans la presse bolivienne puisqu'on évoquera « cette équipe d'agents très spéciaux déguisés en journalistes qui étaient venus à La Paz avec un but précis, celui de parvenir à ramener avec eux Klaus ALTMANN ».

    Né en 1913 à Bad Godesberg, BARBIE était devenu SS en 1935 après avoir intégré deux ans durant les Jeunesses Hitlériennes, travaillant d'abord au sein des services de la SD d'HEYDRICH, le service de sécurité du parti nazi qui deviendra service de renseignements du Reich en novembre 1938. Après une formation d’enquêteur dispensée au quartier général de la police de l'Alexanderplatz, il sera affecté à la brigade des mœurs puis muté à Düsseldorf. Devenu officier au début de la guerre, c'est à lui que l'on pensera pour prendre en charge les services de la Gestapo à Lyon qui venait d'être occupée en novembre 1942. Il s'était déjà illustré auparavant aux Pays-Bas lors de l'assaut donné au ghetto juif d'Amsterdam. C'est à Lyon qu'il commettra les faits qui lui seront reprochés au cours de son procès en 1987, notamment la torture de Jean MOULIN dont le résistant décédera en 1943 puis les meurtres des enfants d'Yzieu. Parvenu à fuir au Pérou après la fin de la guerre grâce à l'aide des Etats-Unis, ce qui ne manque pas de surprendre, BARBIE s'installera ensuite en Bolivie où on l'emploiera pour torturer les dissidents. Ce qui tend à démontrer que l'homme n'avait rien perdu de "ses qualités" de tortionnaire vingt ans plus tard. C'est la chute du dictateur bolivien Hugo BANZER qui protégeait BARBIE/ALTMANN qui permettra enfin son extradition en 1983. Condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité lors de son procès, la peine de mort ayant été abolie, il tentera en 1990 de compromettre l'ancien résistant AUBRAC en révélant qu'il était l'un de ses agents.

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