• Geli, la sulfureuse nièce du Führer

    Adolf HITLER disait de Geli qu'il n'y avait qu'elle qui savait rire avec les yeux ! Et cette Angelika RAUBAL était d'une telle fraîcheur qu'elle avait réussi à envoûter un oncle qui s'était passionnément épris de ce petit bout de femmGeli, la sulfureuse nièce du Führere de vingt-trois ans. A tel point que lorsqu'elle sortait de chez elle, nombreux étaient les hommes qui se retournaient sur son passage. Etait-ce dû au fait que, de taille élancée, elle avait de magnifiques cheveux noirs dont elle était très fière et que l'ovale de son visage trahissait les origines slaves de son père ? Ou parce qu'elle paraissait déterminée et qu'elle aimait subjuguer les beaux parleurs ? Il est vrai aussi que lorsqu'elle se penchait au balcon du premier étage de la garçonnière du Führer, au n° 16 de la rue du Prinzregentenplatz de Munich, où elle avait emménagé en 1929, on ne voyait que ses jambes. De très belles jambes de ballerine qu'elle se plaisait le plus innocemment du monde à montrer, un brin provocatrice. Au grand désespoir d'un oncle qui, subjugué à son tour, avait décidé qu'elle n'appartiendrait qu'à lui, malgré des caprices d'être désaxé qui avaient fini par lasser une jeune femme par ailleurs peu disposée à partager ceux qui la désiraient.

    Un jour de septembre 1931, le 18 septembre, malgré son appétit de vie, on retrouvera pourtant son corps à leur domicile où, c'est ce que l'on prétendra, elle s'était donnée la mort, empruntant le revolver de son oncle, un pistolet Walther de calibre réduit. Les versions rapportées par les uns et les autres, historiens ou pas, sont nombreuses et il n'est pas sûr que l'on connaîtra un jour la vérité. On dit que Geli, désireuse d'aller retrouver l'homme dont elle était tombée amoureuse, se serait vue interdire par son oncle Adolf d'aller le rejoindre et, dans un moment de déprime, qu'elle se serait suicidée. D'autres penchent pour une toute autre version, comme le média britannique The Sun qui parle dans l'un de ses articles de nez cassé découvert sur le corps de la jeune femme qui accréditerait le fait qu'il aurait pu y avoir des violences de commises avant que la jeune femme se suicide, si du moins elle s'est bien suicidée. Otto STRASSER l'opposant nazi à HITLER colportera après guerre un certain nombre de rumeurs sur l'affaire mais il n'est pas impossible qu'Otto ait pu vouloir se venger d'un homme qui reste l'auteur de la mort de son frère Gregor durant la Nuit des Longs Couteaux en 1934. Certains pensent plutôt, que Geli avait découvert dans un vêtement de son oncle une lettre de la jeune photographe Eva BRAUN qui se consumait d'amour pour lui depuis quelques mois déjà. Ce qui aurait été le comble compte tenu de ce qu'il lui interdisait. N'avait-il pas mis un terme à l'idylle de sa nièce avec Emil MAURICE, son propre chauffeur ? Une liaison à laquelle il se serait opposé à cause des origines juives du grand-père de ce chauffeur !

    Geli, la sulfureuse nièce du FührerDe cette affaire de suicide dont on ne connaîtra jamais les détails, ce qui apparaît vraisemblable, c'est que la vérité ait pu être étouffée par les nazis et par une police déjà profondément acquise aux thèses nazies. Surtout à un moment où le dictateur projetait de prendre le pouvoir après avoir conquis de haute lutte le Parlement allemand. Si l'on en croit Annie WINTER, la femme de ménage des lieux, Geli RAUBAL se serait enfermée dans sa chambre pour téléphoner à une amie, Elfie SAMTHABER et écrire des lettres. Des documents dont, bizarrement, on ne retrouvera aucune trace après coup. Y était-il question de choses dangereuses pour les nazis et pour ce "tonton" un peu trop affectueux qui lui demandait de consentir à faire des choses répugnantes et à uriner sur lui pendant qu'il la touchait ? Pour l'un des journalistes qui a enquêté sur ce prétendu suicide, il est toujours difficile de savoir avec certitude quels étaient les rapports qu'entretenait Adolf HITLER avec sa nièce. Etaient-ils empreints de sado-masochisme ? On vient de se poser la question. On l'a souvent évoqué parlant d'un homme réputé être dominateur et possessif qui avait pris Geli en otage, l'auteur d'un ouvrage Ron HANSEN (ci-contre), le premier. Pour ce dernier qui va un peu plus loin dans son ouvrage, ce serait même le dictateur nazi qui aurait tué sa nièce. Si l'on en croit les affirmations d'un certain William-Patrick HITLER, neveu du Führer, la jeune femme avait une belle voix de soprano et elle aurait pu se produire à l'opéra si son oncle Adolf l'avait permis. Mais, là encore, le professeur de chant de Geli étant juif, le projet sera rapidement condamné. Ce qui semble avéré aujourd'hui, c'est que le dictateur voulait prendre entièrement possession d'elle comme les pervers narcissiques le font généralement avec leurs victimes sans tolérer la moindre résistance de leur part. Il ne pouvait supporter en être complexé, pudibond et voyeur qu'elle puisse éprouver le moindre intérêt pour quelqu'un d'autre que lui ou s'intéresser à autre chose qu'à ce qu'il appréciait. Certains prétendront qu'il avait mis sa belle petite nièce enceinte, ce qui ne sera jamais confirmé non plus. Mais, d'un avis beaucoup plus général, ce qui l'est, c'est qu'il vivra longtemps très mal sa disparition, privé d'un jouet.

    André ANOSSE a réalisé pour PLANETE et RMC Découverte un film qui revient sur cette fascination des femmes pour HITLER que vous pourrez visionner ci-dessous. Un document commenté entre autres par le psy Boris CYRULNIK où il est bien entendu question de cette Geli RAUBAL et de l'attachement très particulier que nourrissait pour elle son oncle.


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