• Fiona ou une disparition inexpliquée...

    Fiona ou une disparition inexpliquée...

    Autre meurtre d'enfant qui aura bouleversé le pays entier, celui de la petite Fiona. C'est même l'un des faits divers qui sera le moins passé inaperçu dans l'actualité macabre des derniers mois car le visage si attachant de ce petit bout de chou avait ému la France entière. Le corps de cette enfant martyre disparue en mai 2013 à Clermont-Ferrand, et que sa mère et son beau-père ont reconnu avoir tuée, n'a pourtant toujours pas été retrouvé à l'heure qu'il est. Sa mère et son ex-compagnon, qui avaient fait croire à son enlèvement avant d'avouer sa mort, s'en sont bien tiré au terme d'un premier jugement qui restera dans les mémoires comme entaché d'injustice. Il faut bien reconnaître que les faits, s'ils sont aujourd'hui connus, prêtent encore à beaucoup de réserve car la vérité ne semble toujours pas être apparue.

    C'est le dimanche 12 mai 2013, vers 18H30, que Cécile BOURGEON avait signalé à la police la disparition de la fillette qui serait survenue au parc Montjuzet, une colline verdoyante de la ville de Clermont-Ferrand. Enceinte de six mois, elle expliquera longtemps s'être assoupie avant de constater à son réveil que Fiona s'était volatilisée sous les yeux de son autre fille de deux ans, Eva. La thèse de l'enlèvement privilégiée, face aux caméras, la jeune femme, larmoyante, lancera avec un certain talent un appel déchirant pour qu'on retrouve la fillette. Avant qu'avec son ami Berkane MAKHLOUF, les deux, pressés par les policiers, ne reviennent quelques mois plus tard sur cette version.

    Le soir des faits, Cécile BOURGEON et son concubin auraient consommé alcool et stupéfiants avant de frapper la fillette et que celle-ci se mette à vomir. Couchée toute mouillée dans son lit après une douche froide punitive, la petite serait morte le lendemain. Condamnés tous les deux à vingt ans de prison au terme d'un dernier procès en février 2018, Cécile BOURGEON souhaite aujourd'hui avoir recours à l’hypnose pour qu’on retrouve le corps de sa fille. « Notre cliente souhaite simplement apporter une sépulture décente à sa fille, justifient aujourd’hui ses avocats, Gilles-Jean et Renaud PORTEJOIEOn ne peut la suspecter d’être dans une démarche utilitaire. Si on retrouve le corps, cela n’aura pas d’incidence sur le verdict. » Selon le média LE PARISIEN, un praticien aurait déjà donné son accord pour procéder à cette séance d’hypnose réclamée par la maman de Fiona. Mais, comme le rappelle le quotidien, la jurisprudence établie par la Cour de Cassation considère que les témoignages recueillis sous hypnose ne sont pas recevables.


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