• Fiona, la petite martyre...

    Fiona ou une disparition inexpliquée...

    Ce meurtre d'enfant aura bouleversé le pays entier, d'autant que la petite Fiona BOURGEON n'avait que cinq ans. C'est même l'un des faits divers qui sera le moins passé inaperçu dans l'actualité macabre des dernières années car le visage si attachant de ce petit bout de chou avait ému la France entière. Le corps de cette enfant martyre disparue en mai 2013 à Clermont-Ferrand, que sa mère et son beau-père ont finalement reconnu avoir tuée après avoir nié être les auteurs de sa disparition, n'a pourtant toujours pas été retrouvé à l'heure qu'il est parce que le couple indigne ne se souvient plus de l'endroit où la pauvre gamine a été enterrée. Sa mère et son ex-compagnon, qui avaient fait croire à son enlèvement avant d'avouer sa mort, s'en sont bien tiré au terme d'un premier jugement qui restera dans les mémoires comme profondément entaché d'injustice. Il faut bien reconnaître que les faits, s'ils sont aujourd'hui connus, prêtent encore à beaucoup de réserve car la vérité ne semble toujours pas être apparue autour de la mort de la ravissante fillette.

    C'est le dimanche 12 mai 2013, vers 18H30, que Cécile BOURGEON avait signalé à la police la disparition de la fillette qui serait survenue au parc Montjuzet, une colline verdoyante qui domine la ville de Clermont-Ferrand. Enceinte de six mois, elle expliquera longtemps s'être assoupie avant de constater à son réveil que Fiona s'était volatilisée sous les yeux de son autre fille de deux ans, Eva. La thèse de l'enlèvement privilégiée, la jeune femme, larmoyante face aux caméras, lancera avec un certain talent un appel déchirant pour qu'on retrouve la fillette. Avant qu'avec son ami Berkane MAKHLOUF, les deux monstres, pressés par les policiers, ne reviennent quelques mois plus tard sur cette version. Car la vérité est édifiante. Le soir des faits, Cécile BOURGEON et son concubin auraient consommé alcool et stupéfiants avant de frapper la fillette et que celle-ci se mette à vomir. Couchée toute mouillée dans son lit après une douche froide punitive, la petite serait morte le lendemain. Quatre mois d'enquête conduiront à douter de la sincérité des déclarations du couple et au terme de celle-ci Cécile BOURGEON et Berkane MAKHLOUF seront interpellés et incarcérés à Perpignan (Pyrénées-orientales), où ils vivaient depuis l'été, ayant souhaité quitter Clermond-Ferrand où ils n'étaient plus en odeur de sainteté. Ce qui peut paraître compréhensible. Pire, on ne parviendra pas à faire dire aux deux accusés où ils avaient enterré le cadavre de la petite martyre. Malgré les investigations entreprises et les recherches menées trois jours durant en 2013 par plus d'une centaine d'intervenants, et de nombreuses autres tentatives son corps reste toujours introuvable plus de six ans après les faits. L'horrible mère confesse les coups et les gifles infligées par son compagnon à Fiona, les absences répétées à l'école pour masquer les hématomes et les traces de violences dissimulées avec des bandeaux ou du fond de teint sur le corps de l'enfant. Selon elle, Fiona aurait subi la veille du drame des coups plus violents que d'habitude et se serait relevée dans la nuit pour vomir et se plaindre de douleurs au ventre. Condamnés tous les deux à vingt ans de prison au terme d'un procès en février 2018, après avoir bénéficié de la clémence lors d'un premier procès Cécile BOURGEON a souhaité avoir recours à l’hypnose pour qu’on retrouve le corps de sa fille. « Notre cliente souhaitait simplement apporter une sépulture décente à sa fille, avaient justifié ses avocats, Gilles-Jean et Renaud PORTEJOIEOn ne peut la suspecter d’être dans une démarche utilitaire. Si on retrouve le corps, cela n’aura pas d’incidence sur le verdict. » Les deux condamnés ayant demandé un pourvoi en cassation, la Cour de Cassation a annulé le verdict du premier procès à la grande surprise de l'opinion et a ordonné la tenue d'un nouveau procès qui aura lieu cette année. 

    Fiona ou une disparition inexpliquée...Comble de l'ignominie et alors qu'un nouveau procès avait eu lieu début 2018, le Président de la Cour d'Appel du Puy-en-Velay commettra une bourde savamment exploitée par les défenseurs de l'affreuse mère. Pris sur le fait d'avoir échangé après les débats autour d'un verre avec la partie adverse, celui-ci oubliera de faire retranscrire sur le procès-verbal des débats le motif pour lequel les défenseurs de Cécile BOURGEON, prévenus de cette erreur, avaient demandé le renvoi du procès à une date ultérieure. Ce nouveau procès en appel qui devait se tenir fin 2019 aura finalement lieu, non en janvier mais en mai 2020 à Lyon, devant la Cour d’assises du Rhône motivée par la nouvelle grossesse de l'accusée qui a conduit le président de la cour à reporter l’audience. Une décision saluée par son avocat qui a su habilement exploiter toutes les failles du dossier. Bien que tous les goûts soient dans la nature, on se demanderait presque face à cette femme (ci-dessus) comment on peut arriver à vouloir faire un nouvel enfant à un pareil monstre, tant dans l'apparence qu'elle présente aujourd'hui que pour une femme capable de couvrir autant de brutalités !

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