• Avril à Mai 1943... La révolte du ghetto de Varsovie

    Avril à Mai 1943... La révolte du ghetto de Varsovie

    Créé entre avril et octobre 1940, le ghetto juif de Varsovie emmuré dans la capitale polonaise abritera en 1941 jusqu'à 450 000 juifs et durant cette même année 1941, 41 000 d'entre eux mourront faute de pouvoir disposer de suffisamment de vivres puisque seulement un tiers de leurs besoins alimentaires seront couverts par les nazis. Des enfants livrés à eux-mêmes mourront sur les trottoirs. Typhus, terreur... comme le révélera une survivante de cet enfer après la guerre, nous devions apprendre à surmonter les épreuves les plus horribles. Et des épreuves, il y en aura durant toute l'année 1942, la population étant régulièrement ponctionnée par le départ de nouveaux déportés auxquels on faisait croire machiavéliquement qu'ils allaient trouver dans un camp situé à l'est de bien meilleures conditions de survie. Comme si on avait pu survivre à des camps semblables à ce qu'étaient ceux de Sobibor ou Treblinka. Rusés, les nazis iront même jusqu'à entretenir l'espoir en poussant les quelques juifs restants dans le ghetto à accepter plus facilement de monter dans les trains pour partir. Pour ce faire, ils leur feront adresser des cartes postales postées de Treblinka à destination du ghetto qu'ils avaient pris soin de faire remplir avant leur départ pour l'enfer par ceux auxquels on avait également fait miroiter des promesses de mieux vivre. De faux messages où ceux qui étaient promis à la mort diront avoir trouvé de meilleurs conditions de vie à leur arrivée.

    C'est en avril 1943, alors que les nazis avaient ordre de détruire le ghetto, qu'une résistance juive s'imposera forte de quelques survivants peu décidés à mourir sans s'être opposés par les armes à leurs tortionnaires. Ce seront vingt-huit jours d'une lutte acharnée menée à compter du 19 avril 1943 contre les brigades de la mort avant qu'à la mi-mai, les nazis ne parviennent à éliminer toute opposition. La lutte était trop inégale. 13 000 juifs seront tués, plus d'une quarantaine de mille déportés. Ce drame restera longtemps dans la mémoire collective polonaise et plusieurs commémorations célébreront cette résistance juive et aussi polonaise dont un dramatique Concerto de Varsovie pour piano et orchestre d'une durée d'environ dix minutes interprété par la virtuose roumaine Iona Maria LUPASCU, et conçu par le Britannique Richard ADDINSELL. Un film Dangerous moonlight tourné en 1941 au même moment, relate cette résistance devant l'oppression nazie. En France, le musicien, auteur-compositeur Jean BROUSSOLLE en fera une chanson hommage qu'il baptisera du nom de "Un monde entier".

    C'est de cette résistance juive dont il est question dans ce reportage qui suit. Atroce.

     


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