• Août 1944... Paris a failli avoir chaud, menacé de destruction ! La réalité !

    Août 1944... Paris allait-il brûler ?

    C'est clair, Paris n'aurait pas dû survivre en août 1944 à la guerre et les premières images du reportage qui suit sont saisissantes d'effroi ! Du moins si l'on en croit une théorie qui a longtemps été celle propagée sur ces événements d'août 1944. Evénements qui ont trouvé leur fondement au début des années soixante à la suite de la publication d'un ouvrage du général Dietrich von CHOLTITZ, dernier commandant militaire en poste à Paris et à la suite d'un autre ouvrage, celui de LAPIERRE et COLLINS qui donnera lieu au tournage de la célèbre fresque : Paris, brûle-t-il, tournée en 1966 par le cinéaste René CLAIR. Un second film : Diplomatie tourné bien plus tard et faisant été d'une intervention du consul de Suède NORDLING ne sera pas plus précis quant au rôle des uns et des autres. Comme si un mythe avait solidement supplanté la vérité !

    Or, si le 23 août un ordre de destruction de Paris avait été donné par Adolf HITLER au gros général, celui-ci n'aura, ni le temps, ni les moyens de mettre en oeuvre cette destruction faute de suffisamment d'hommes pour mettre à feu les engins de destruction qui avaient été déposés dans les principaux monuments de la capitale !  Il ne sera donc jamais et en aucun cas question des états d'âme du général et à son possible refus de détruire Paris et tous les moyens d'accès afin d'empêcher la progression alliée, dont l'ensemble des ponts sur la Seine ! Après sa reddition, et dès le 26 août un missile destructeur V1 devait d'ailleurs être lancé du Pas-de-Calais pour détruire ce qui avait échappé aux nazis au comble d'un accès de mauvais humeur du dictateur nazi mais le général Hans SPEIDEL en charge de l'opération n'aurait pu ou voulu donner une suite à cet ordre. Ce qui lui vaudra d'être ensuite arrêté par la Gestapo. Et si un bombardement de la Luftwaffe sera entrepris le 27 août, il sera, là aussi, trop tard pour influer le cours des événements, les nazis ne disposant plus de suffisamment d'avions pour y parvenir. D'après le documentaire fort intéressant que vient de réaliser Françoise CROS DE FABRIQUE et diffusé sur la CINQ et la chaîne parlementaire LCP SENAT, d'autres tentatives suivront qui, plus dangereuses, auraient pu faire mouche. Notamment le lancer de Belgique de V2 dont l'imprécision fera en septembre qu'ils ne détruiront que des sites de la banlieue parisienne comme Maisons-Alfort.

    D'abord sur le front de Normandie, et cela paraît exact, le gros général était déjà pénétré d'un sentiment sinon d'une conviction, celle que l'Allemagne allait perdre la guerre. Surtout après son entretien du 14 août avec Adolf HITLER à la Tannière-du-Loup à l'est de l'Allemagne, où ce dernier avait failli être victime d'un attentat le 20 juillet précédent, attentat dont il était ressorti diminué et empêtré dans une paranoïa tenace. Il semble donc qu'en capitulant le 25 août, von CHOLTITZ ait voulu se donner une chance de ne pas siéger lui aussi aux tribunaux d'après-guerre et, plus tard, dans son ouvrage de confidences, de redorer son blason après les horreurs qu'il avait ordonnées aux Pays-Bas. Malgré le fait qu'il détestait les Français et que s'il avait pu en 1944... D'autant qu'en mai 1940, von CHOLTITZ était encore de ceux qui s'étaient illustrés dans d'horribles faits d'arme pendant lesquels, sans la moindre émotion, il avait ordonné à Rotterdam, aux Pays-Bas, des bombardements et des destructions impitoyables. Avant d'une main de fer se dresser contre les Soviétiques à Sébastopol puis contre une offensive américaine en Italie. Un grand défilé de troupes allemandes étant resté le lendemain sans effet, un probable soulèvement des Parisiens était désormais attendu à la mi-août 1944.

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