• Albert Speer, le criminel nazi épargné...

    Albert Speer, le criminel nazi épargné...Il devait bâtir Germania, la future capitale du grand Reich et dira n'avoir conçu tous ses plans que pour être agréable à celui qui le considérait comme son seul ami : Adolf HITLER. Un homme qu'il reconnaîtra à Nuremberg avoir voulu assassiner dans son bunker de Berlin en s'aidant de gaines d'aération qui auraient pu diffuser un air passablement vicié comme l'était celui ayant tué des millions de Juifs pendant "leur douche" à Auschwitz ou ailleurs ! À la fin de la guerre, il tentera de sauver l'infrastructure allemande et même des villes entières promises à "une politique de la terre brûlée" désobéissant aux ordres d'HITLER. Seul à avoir plaidé coupable lors du célèbre jugement des nazis à Nuremberg, il sera l'un des seuls nazis qui échappera à la potence, tirant parti habilement de son sens du fayotage et de l'organisation. Un opportuniste qui aurait à coup sûr mérité la corde pour s'être associé étroitement aux crimes nazis de la solution finale sans avoir reconnu son implication "parce qu'il ne savait pas" ! Ceux qui le jugeront à Nuremberg oublieront son rôle et sa complicité dans la gestion des camps de concentration, celle d'un lamentable sbire soucieux "d'entrer dans l'histoire" et éprouvant un amour viscéral du pouvoir, au point de devenir amnésique quand on évoquait ses responsabilités dans le génocide entrepris.

    GOEBBELS avait fait de l'un des "amis" de son épouse, la Reichsminister Magda G., le metteur en scène du régime dès 1934 avant qu'HITLER ne l'associe plus étroitement à toutes ses opérations, lui confiant même dès la débâcle nazie le Ministère de l'Armement nazi, ce qui lui vaudra d'être régulièrement reçu comme un hôte de marque aux festivités du Berghof à Berchtesgaden. L'éditeur J. SIEDLER publiera dès la sortie de prison de SPEER Au cœur du 3e Reich et Journal de Spandau aux éditions Ullstein, faisant de SPEER un millionnaire qui mourra à 76 ans à Londres d'une hémorragie cérébrale dans le lit de sa dernière maîtresse. Les émotions avaient dû, selon toute vraisemblance, être génératrices d'un stress chez ce bon nazi et accentuer la pression !

    Le reportage de l'historien et journaliste Guido KNOPP réalisé pour Toute l'Histoire qui suit revient sur le profil d'un ambitieux qui aura su tirer parti de son sens de l'entregent.


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