• Affaire Grégory... Vers un complot familial ?

    Affaire Grégory... Vers un complot familial ?

    Une affaire non élucidée, celle du petit Grégory assassiné en 1984J'espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance pauvre con !  

    Personne n'a oublié le contenu de la lettre (ci-dessus) postée le jour même du meurtre à 17h15 et largement médiatisée que recevront les VILLEMIN quelques heures après l'enlèvement et l'assassinat de leur petit Grégory survenus à Lépanges le 16 octobre 1984. Ni même l'appel au téléphone de cet homme à la voix rauque qui dira à Michel VILLEMIN, l'oncle du petit Grégory, avoir jeté le gamin dans la Vologne. Un drame inoubliable. Mais qui pourrait en vouloir assez à quelqu'un pour lui envoyer un tel message, et surtout au père d'un petit garçon que l'on a déjà projeté d'assassiner sans se poser la moindre question ! Un message qui leur a été probablement adressé par ce corbeau que les enquêteurs recherchent toujours à identifier à l'heure qu'il est en ayant fait appel dernièrement à de nouvelles techniques comme la stylométrie qui est en vogue aux Etats-Unis et qui, à l'inverse de la graphologie, s'attache à rechercher les ressemblances qui existeraient avec le style d'un message voire sa syntaxe. Un point avait été fait voici quelques semaines dans une émission de RTL : L'Heure du crime où avaient été rappelées les différentes étapes de l'affaire. Une affaire qui n'est qu'un condensé de haine voire même une haine ancestrale qui s'est transmise de génération en génération au sein d'une famille et de leurs proches où beaucoup de secrets ont été cachés au fil des années. Ce qui est aujourd'hui clair à l'examen de cet épais dossier, c'est que si les gendarmes du Capitaine Etienne SESMAT se sont acquittés correctement de leur mission malgré le peu de moyens dont ils disposaient à l'époque, en revanche il n'en n'a pas été de même du juge LAMBERT qui aura commis plusieurs graves fautes de gestion dès le départ de l'enquête et les premières auditions importantes des témoins clé de l'affaire comme Murielle BOLLE. Il en sera de même de l'expertise des messages du corbeau, laquelle n'ayant pas été ordonnée correctement sera retirée des éléments de l'instruction. Il en sera de même de ce flacon d'insuline retrouvé qui aurait dû être le prétexte à davantage d'investigation. Et celui qui ne résistait pas au plaisir d'aller bavarder avec les journalistes et qui rêvait d'être romancier ou agent secret se singularisera par un manque évident de connaissance du Code de Procédure pénale. Ce que Nicole LAMBERT, l'épouse du juge décédé conteste puisqu'elle a déposé en 2018 une plainte visant France-Télévision et la diffusion d'un Complément d'enquêteune émission qui parle justement des graves dysfonctionnements commis qu'elle a accusée d'attiser une haine dangereuse et qui serait un grand déballage d'inepties mensongères, absurdes, blessantes et diffamantes.

    Affaire Grégory... Vers un complot familial ?

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    Assez désinvolte au départ de l'affaire il est certain que le Juge Jean-Michel LAMBERT (ci-dessus) a mal vécu ensuite son évolution ainsi que son dessaisissement et, se sentant à nouveau montré du doigt, il se donnera la mort dans la Sarthe le 11 juillet 2017 après les mise en examen du couple JACOB et de Murielle BOLLE, laquelle étaient pour lui une nouvelle erreur. Un geste suicidaire qu'il justifiera par une courte lettre adressée autour de lui, précisant aux uns et aux autres « qu'il n'avait plus la force de se battre » redoutant d'être pris une fois de plus pour un fusible à la suite des dernières interpellations. D'autant que la publication des carnets du juge SIMON l'avait déjà achevé. S'en voulait-il toujours d'avoir envoyé Bernard LAROCHE (ci-contre) à la mort en novembre 1984 en révélant qu'il l'avait fait arrêter grâce au témoignage accusateur de la jeune Murielle BOLLE qu'il n'avait pas songé préserver des siens ? C'est possible car et il le répétait encore avant son geste de désespoir, il était alors persuadé de l'innocence de Bernard LAROCHE, même s'il n'avait pas cru urgent de publier une ordonnance de non lieu blanchissant l'intéressé.

    Et pourtant que d'éléments qui continuent depuis à accuser le cousin de Jean-Marie VILLEMIN ! Et pas seulement le seul témoignage de Murielle, mais le fait que l'on avait retrouvé le 9 novembre 1984 un flacon d'insuline au bord de la Vologne à proximité de l'endroit où le petit corps avait été repéché. Se serait on servi de cette insuline pour l'inoculer au bambin avant de le jeter à l'eau après lui avoir lié les pieds et les poignets ? Ce serait à rapprocher de ce qu'a indiqué aux époux VILLEMIN une dénommée Jacqueline GIROD-GOLBAIN qui avait été l'infirmière de Jeannine BOLLE, la maman de Murielle. Une soignante qui leur aurait confié avant de décéder en février 2014 qu'elle avait appris à la gamine à faire des piqûres d'insuline et que celle-ci lui avait révélé avoir été effectivement dans la voiture de Bernard LAROCHE ! Murielle BOLLE se serait donc trouvée dans la voiture de son beau-frère Bernard LAROCHE le jour de l'enlèvement du petit garçon et l'aurait aidé à le faire disparaître ? C'est plus que probable en prenant en compte un autre témoignage, celui du chauffeur du car de ramassage scolaire qui se souvient très bien ne pas avoir vu Murielle emprunter ce jour-là son car à Bruyères pour rentrer chez elle. Un témoignage que confirmeront deux écolières qui attesteront de leur côté ne pas avoir vu Murielle dans le car. Cette gamine réservée un peu gauche qui ne parlait pas facilement à l'époque avait été, rappelons-le, entendue et elle avait fait un aveu surprenant d'abord aux gendarmes puis au juge LAMBERT (document ci-dessous) avant de revenir sur sa déclaration. Patrick FAIVRE, le cousin de Muriel a livré dernièrement, trente-quatre ans après les faits, un témoignage édifiant quant à la révélation de sa cousine fin octobre 1984 qui attesterait bien que la gamine âgée de quinze ans avait été sévèrement recadrée par sa famille au moment de l'arrestation de Bernard LAROCHE. Mais pour que la gamine revienne ainsi sur ce qu'elle avait confié aux gendarmes et au juge, et qu'elle reste depuis enfermée dans une vérité-mensonge, c'est bien qu'il se serait passé quelque chose chez les siens à son retour de chez le juge !

    Affaire Grégory... Vers un complot familial ?

    Affaire Grégory... Vers un complot familial ?

    On le devine à la lecture de son premier récit des faits, Murielle BOLLE est redevenue à 52 ans aujourd'hui (en photo ci-contre) l'un des personnages centraux de l'affaire. A plus forte raison depuis sa dernière mise en examen et sa courte détention. Que Murielle ait reconnu effectivement en novembre 1984 être montée, comme elle l'avait tout d'abord déclaré, dans la voiture de son beau-frère et participé à l'enlèvement du petit Grégory, justifiant que Bernard LAROCHE ait pu être inculpé ensuite du meurtre et que sa remise en liberté maladroite ait pu être contestée par le Parquet en mars 1985, c'est une chose. Qu'elle ait pu participer au meurtre en est une autre, à cause de ce débat sur cette insuline retrouvée près de la Vologne. Le Juge SIMON appelé à succéder à Jean-Michel LAMBERT sera lui aussi convaincu de la culpabilité de Bernard LAROCHE tout autant que l'est également encore le capitaine des gendarmes Etienne SESMAT. Ce qui est de plus en plus certain, c'est que si l'expertise du corps du petit garçon avait été mieux conduite, on saurait à l'heure qu'il est si le garçonnet était déjà mort lorsqu'on l'a jeté dans la Vologne et s'il n'avait pas été préalablement noyé dans une baignoire. Ce que laisserait supposer l'absence d'eau de la rivière dans ses poumons. Une thèse qui commence à être prise au sérieux. Elle rejoindrait ce qu'a pu établir de son côté le logiciel Anacrim en analysant et en recoupant les différentes déclarations de ceux qui ont été entendus quant à une culpabilité de plusieurs membres des familles VILLEMIN et LAROCHE dont Murielle BOLLE car ce qui ne laisse plus beaucoup de doutes aujourd'hui c'est que ce meurtre ait pu être commis par plusieurs personnes, ce que pensait également le juge Maurice SIMON. L'une, probablement Bernard LAROCHE, qui aura enlevé le petit garçon sans qu'il sache forcément quel sort funeste l'attendait, une seconde pour lui avoir administré une piqûre et pour l'avoir jeté dans la Vologne et une troisième pour avoir posté à 17h15 à La poste de Lépanges le message en tête d'article à l'attention de Jean-Marie VILLEMIN !

    Denis ROBERT et Patricia TOURANCHEAU ne sont plus des inconnus et il est toujours intéressant d'entendre leur sentiment à propos d'une affaire comme celle de cet assassinat qui reste toujours non élucidée trente-sept ans plus tard. Invités à s'exprimer dernièrement sur le plateau de On n'est pas couchés en compagnie du colonel Etienne SESMAT qui avait piloté en 1984 l'enquête à Lépanges, ils évoquent leurs derniers ouvrages consacrés à cet assassinat et le souvenir qu'il en gardent aujourd'hui. Rappelons que nous avions déjà consacré en octobre 2019 un article à l'affaire de ce petit garçon facétieux dramatiquement sacrifié dont la disparition aura ému la France entière.

     

     

     

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